Bilan Automne 2019 de l’Equipe #2 – Les coups de cœur

Bonjour à tous. Comme promis, voici le second et dernier article bilan de la saison Automne 2019.

J’ai le plaisir pour cet article d’être épaulé quasiment des mêmes personnes que la dernière fois pour participer à ce projet collectif : Antony, AbdoulxGunners et Uzuchi.

Si vous n’avez pas encore lu le précédent Bilan Automne 2019 de l’Equipe #1 – Les 5 Meilleurs Nouveaux Animes, je vous incite à aller le lire (Lien ICI).

Ce bilan se déclinera de la façon suivante :

  • Les animes favoris de chacun
  • Sa séquence préférée
  • Cette fin d’anime ou de saison qui l’a marqué

LES ANIMES COUP DE COEUR

Uzuchi : Dans le précédent article, je me suis occupée du court avis sur Mairimashita Iruma-kun qui est de loin ma claque de la saison. Je ne le mentionnerai pas ici mais n’hésitez pas à aller lire mon court ressenti dessus. C’est un anime à ne pas louper, je vous le promets !

Psycho Pass 3 fait suite à la trilogie de films Sinners of System et met en avant un nouveau cast de personnages. Nous allons donc suivre les aventures d’Arata Shindo & Kei Ignatov dans leurs rôles d’inspecteurs de la division 01 mais aussi dans leur quête de vérité vis-à-vis de la mort de leurs proches respectifs. Ce qui va se révéler assez complexe au fil des épisodes. Beaucoup de changement comme dit précédemment avec de new enforcers tout en conservant l’ancien cast avec un rôle plus minime. Si l’animation paraissait assez faible à certains moments, cela n’empêchait pas de nous offrir de très bons passages animés en plus de la trame de fond qui se révèle très intéressante et prometteuse. Si en l’état, il est difficile de juger cette saison par son manque de finalité (le film First Inspector prévu au printemps 2020 étant sensé conclure cette saison), ça reste une bonne saison alors que je partais assez défaitiste.

Nous suivons toujours notre groupe de lycéens dans leur objectif de sélection pour les nationales du concours de Koto. Nous ne perdons pas en qualité vis-à-vis de la saison précédente mais au contraire, on ne fait qu’aller plus haut. L’implication de leur prof référant mais aussi l’arrivée d’Akira permet à ce club de nous offrir un nouveau délice auditif par leurs améliorations qui vont dans le bon sens. C’est toujours un réel plaisir d’écouter les différents clubs de Koto jouer, même quand nous ne sommes pas des connaisseurs dans le domaine. J’ai réussi à être touchée par certains morceaux qui nous prennent aux tripes. Sans oublier le coté SoL qui met toujours bien en avant les petits tourments qu’ont les lycéens à cet âge et c’est vraiment plaisant. Si vous voulez vous détendre en face d’un bon anime tout en ayant envie de musique, il sera parfait pour vous.

Shinchou Yuusha Ore Kuse Sugiru est l’adaptation anime du light novel du même nom. Plus exactement, cet anime adapte les 2 premiers volumes du LN (1er arc). Si on se retrouve dans un trope « une déesse invoque un humain pour jouer un héros qui sauve le monde », il reste assez atypique. Le héros se centre plus sur les préparatifs / l’entrainement que de vivre une vraie aventure en mode yolo. Il trashtalk sa déesse qui en voit des vertes et des pas mûres. Avec tout ceci et son comportement en général, on ne s’ennuie jamais. Beau travail dans l’animation dans l’ensemble, surtout au niveau de la déesse qui nous offre des expressions magnifiques et hilarantes. A travers ces nombreux passages comiques, nous avons aussi droit à des moments sérieux qui nous rappellent le propos initial. Une trame qui tient la route et qui saura nous surprendre parfois. Si vous vouliez vous poser et rire un bon coup, c’est un anime que je conseille.

Le Slam Dunk de mon cœur. Après des années d’attente, le titre de basket phare du shonen magazine se voit enfin adapter en anime suite à un revirement de décision par son auteur Takeshi Hinata. Le manga date de 2003 et pourtant on y retrouve tout le charme des titres de cette période avec un casting et une approche du basket beaucoup plus terre à terre qu’un Kuroko et l’anime adoptant la formule d’animé fleuve ne pouvait que renforcer ce sentiment. Avec son nombre élevé d’épisodes, la réalisation en pâtit forcément mais même en n’étant pas au niveau des récents gros titres sportifs, elle s’en sort  honorablement et reste bien aidée par les personnages, les voix et la bande son. C’est une bonne lancée pour le moment et on espère avoir quelques fulgurances sur la forme dans les événements majeurs à venir.

Très sceptique au départ pour cette adaptation du manga de boxe d’Hahurisa Nakata, Polygon Pictures aura de nouveau réussi à me convaincre. Les jeux de couleurs font bien ressortir l’univers steampunk de l’œuvre. Même si on perd évidement en détail avec la modélisation 3D des personnages au vu du style aussi élégant que sauvage de l’auteur, l’ensemble reste assez fidèle et garde une esthétique impeccable tout le long. La bonne particularité de la CGI s’exprime pleinement lors des phases de combat qui hormis une caméra allant dans tous les sens par moment, permet de garder un bon rythme lors des  affrontements. Coté scénario, quelques changements sont apportés sur le contenu présent dans les trois tomes tout en restant plaisant à suivre. Encore très content de ce que réalise le studio et j’espère grandement voir la suite qu’est Levius Est.

Adaptation du manga de Daromeon et Yaboko Sandrovich qui nous place au sein d’un tournoi extrêmement brutal afin de désigner la compagnie la plus puissante. Même si tout était présent pour décourager et dégoûter les viewers (Netflix, CGI), le directeur qu’est Seiji Kishi en bon fan du manga et au vu de son intérêt général sur les arts martiaux dont le Baji Quan ne pouvait qu’offrir une adaptation faisant honneur au support original en tirant parti de ses inspirations et expériences passées (Street Fighter, Danganronpa).

Un grand nombre de chapitre est adapté (136 pour 24 épisodes) mais on ne sent aucunement de rush ou d’élément manquant. Le compromis entre 2D et 3D s’harmonise bien en général avec une 3DCGI qui malgré quelques modélisation du cast pouvant faire tiquer, apporte un très bon rendu sur les chorégraphies. L’absurdité des combats qui accouplée à des seiyûs de grande classe et une composition musicale de Yasuharu Takanashi, amplifie l’investissement porté aux différents matchs qui s’améliorent sur sa deuxième partie. Je suis plus qu’impatient de voir une saison 2 arriver.

Moja : Ayant déjà traité Babylon précédemment, un chef d’oeuvre policier/psychologique, j’aborde les trois autres animes qui m’ont autant marqué cette saison.

Produit par le renommé Wit Studio, cette seconde partie de Vinland Saga fut une déferlante sanglante crescendo. D’énormes rebondissements, plusieurs morts importantes, ainsi que des trahisons et recompositions imprévues de troupes font de cet anime une saison rythmée et captivante à suivre. Le personnage d’Askellad est amené au cœur de cette seconde partie : son passé et ses motivations sont dévoilés rendant ce personnage encore plus profond et fascinant. 

Composée de backgrounds toujours aussi beaux, d’OST splendides et d’une animation travaillée, cette production s’avance comme une des meilleures de l’année. Le prologue étant maintenant terminé, j’espère dans les prochaines années voir arriver la suite de l’anime.

Quel plaisir de voir une production originale dans cette sélection mais quelle tristesse de savoir qu’elle n’aura probablement pas de suite animée. C’est tellement dommage puisque Stars Align est un anime qui me tient à cœur. Chacun des membres de ce club a ses propres problèmes et pourtant tous se retrouvent dans ce club de softball avec entrain. Le tableau de cet anime ne se veut pas déprimant mais au contraire une peinture aux couleurs variées et chatoyantes. Abordant avec tolérance et simplicité de nombreux thèmes, cette œuvre devient très vite attachante et nous procure de jolies émotions.

Ginga Eiyuu Densetsu n’a rien perdu de sa superbe. Portée par une narration donnant du sens aux faits, cette œuvre captive toujours autant le public par les enjeux politiques sous-jacents et ces batailles spatiales. Cette seconde saison se recentre sur les problèmes propres à chaque camp mais réserve tout de même plusieurs surprises parfois émouvantes.  De manière pointilleuse, je reprocherai tout de même pour une œuvre de cette finesse, la présence de personnages trop caricaturaux dans cette saison (surtout dans le Reich). Je vous incite à lire ma critique pour plus de précisions.

C’est avec énormément de plaisir que j’ai suivi cette saison 2, que je considère comme un immanquable de cette saison Automne 2019. Ne connaissant pas l’adaptation de 1988, mes attentes sont encore plus grandes et je gage que la suite sera sans aucun doute encore meilleure.

Ginga Eiyuu Densetsu S2 anime Best

Anthony : Rédaction de Beastars dans le précédent article.

Chihayafuru est enfin de retour pour une troisième saison, toujours produite par le studio MADHOUSE. Au terme de cette première partie, je peux affirmer avec confiance que la série a pu garder son attrait principal la rendant aussi qualitative, des matchs regorgeant de tension, de dynamisme, de vie. Chihayafuru réussit à captiver autant le spectateur de par le sérieux et l’introspection constante dont font preuve les personnages à chaque moment :

« Doit-on abandonner sa passion sous prétexte qu’on gagne en âge ? Doit-on se laisser faire car l’opinion publique ne nous prend pas en faveur ? Ne peut-on pas changer pour le mieux ? »

Cette saison continue ainsi sur la voie des précédentes et met en scène un sublime affrontement entre la jeunesse et les vétérans. Le seul bémol est la faiblesse plus ou moins évidente de la direction artistique de l’anime. Il est évident qu’un effort est fait mais le manque cruel de stylisation est regrettable.

Pour finir, Chihayafuru se présente donc comme un anime aspirant à provoquer un sentiment d’adrénaline, de motivation et de remise en question, ce qu’il réussit à faire avec brio.

Chihayafuru S3 Best

Je tenais sincèrement à parler de cet anime. Il est beaucoup plus que le harem générique dont il semble se présenter initialement. Il s’agit ici d’une satire même du genre. Il est naturel d’avoir dans les harems toutes les filles qui tombent amoureuses du personnage principal innocent et gentil comme tout. Les codes n’en ressortent que plus et on n’en revient finalement à attendre la fin pour savoir quel couple finira vainqueur. Oresuki décide donc de commencer en… allant contre cette notion. Un fil rouge se présente durant le premier arc et bénéficie de plusieurs rebondissements tenant en haleine le spectateur qui ne sait plus à quoi s’attendre.

A cela s’ajoute l’instauration d’un comique de répétition (« Bench-kun » et « Ce jour, au stade Koshien ») qui ajoutent un degré burlesque plus personnel à l’œuvre et lui permet de se faire sa propre identité, au-delà de cette satire. Il n’en reste pas moins que l’anime perd fortement de son attrait à l’issue du premier arc en prenant le chemin typique du harem. Néanmoins, il a su se remettre debout à sa toute fin par une critique encore plus directe et intéressante du genre.

De par ses personnages diversifiés, un doublage remarquable et une moquerie de son propre genre, Oresuki parvient à se démarquer comme la romcom de la saison voire de l’année.

Oresuki Best

En tant que fan de la série d’OAVs sortie entre 1988 et 1997, j’émettais plusieurs doutes quant à la qualité de cette saison. La première saison avait beau m’avoir convaincu, un problème subsistait : le rush. Ces doutes furent complètement dissipés. Tout comme son prédécesseur, Die Neue These 2 a une écriture fine et maîtrisée. Les événements arrivent de manière logique et sont étudiés d’un point de vue historique, l’histoire étant l’un des thèmes principaux, si ce n’est, le principal même de l’œuvre. Les dissensions politiques sont au cœur même de l’intrigue de la saison et proposent une sublime opposition des classes, faisant comprendre que tout est sujet au changement. Comme ce fut le cas pour les OAVs, la série propose un regard critique sur la démocratie et la dictature. Cette opinion nuancée nous donne laisse le choix final dans notre interprétation des faits.

J’aimerais faire un lien avec la critique faite par Moja au sujet des personnages caricaturaux. Je les vois personnellement comme une part importante de l’œuvre qui permet de montrer par une hyperbole le régime politique archaïque du Reich. Néanmoins, mon avis est fortement influencé par les OAVs dont la caricature ressortait pleinement avec des tenues du moyen-âge.

En définitive, je vois en cette saison des promesses d’excellence pour une éventuelle suite et une reprise originale mais avec sa propre personnalité, de la série d’OAVS. Je vous invite à lire la critique de Moja pour un avis ne référant pas à l’ancienne série.

LA SÉQUENCE PRÉFÉRÉE

Les séquences vidéos ont été retirées car alourdissant beaucoup trop la page et trop volumineuses pour le site.

Préparation d’un Bentô – Babylon E07

Entre l’épisode 08 de Fate Grand Order Babylonia avec ses séquences d’animation dantesques et les épisode 3 (la fin) et 07 de Babylon, j’ai opté pour ce dernier. Aussi bien la scène de la discussion avec son ami Kujiin que la recette du bentô façon Ai Magase méritent d’avoir leur place. Cet épisode est un tournant dans la vie de Zen. Babylon est un anime qui a de nombreuses reprises bouleverse et surprend. Bon appétit. 

La mort de Tem – BEASTARS E01

J’ai grandement hésité entre plusieurs scènes de l’anime mais choisit celle-ci au final. De par son style graphique prononcé et changeant, son animation et la mise en scène portée au plus sur les émotions, et enfin, la musique haletante, elle enlève tout doute que pouvait avoir le spectateur quant à la tonalité de BEASTARS. Ainsi, je ne peux qu’adorer cette introduction à l’univers qui nous plonge dans un cadre horrifique, fortement différent de ce qui fut proposé par le manga qui opta pour du plus classique. Je ne peux que vous conseiller de vous lancer dans ce fabuleux anime !

Le discours d’Elena – Star Twinkle Precure

Cette saison de Precure centrée sur la diversité et possédant un personnage de couleur se devait un moment donné d’aborder un tel sujet. Pour mettre rapidement dans le contexte, un concours intercollège de discours en anglais a lieu et le collège Mihoshi désigne une des Cure étant Elena pour représentante. Un personnage du camp adverse réussira à s’infiltrer en tant que professeur et à amadouer Elena afin qu’elle change son texte pour y exprimer sa haine et sa souffrance afin de mieux toucher le public. Le moment venu, ces facteurs négatives sont bien présentes dans son discours nommé Smiles Connect People où elle nous fait part de son malaise en se trouvant différente des autres. Elle comprendra que chaque individu est unique et décidera ensuite de ne plus se morfondre mais d’en tirer sa force. En soit, ça reste la leçon classique, « nous sommes tous uniques », mais la manière dont elle aborde son texte et le déroulement de la séquence sur sa jeune version donne encore plus de poids à son discours.

Asmodeus/Iruma au ballon prisonnier – Mairimashita Iruma-kun E10

Autant mettre dans le contexte, l’un de mes passages préférés dans HxH est celui du ballon prisonnier dans l’arc Greed Island. Et nous avons eu droit à un match de ballon prisonnier où le dernier acte m’a fait autant d’effet que pour HxH. Ce n’est qu’un avis purement personnel mais entre ça et voir Iruma dans une telle position en connaissant son background, je ne pouvais que valider et adorer ce passage.

LE FINAL FAVORI

Vinland Saga – Cette fin est sanglante et marquante. Rien d’autre ne sera dit. Elle est magnifiquement réalisée. La toute dernière séquence ouvrant sur la suite de l’anime nous laisse bouche bée devant sa direction si grandiose et cet univers recelant encore tant d’histoires et de personnages à découvrir.

Vinland Saga anime End

BEASTARS – Il s’agit d’une fin émotionnelle. Elle fait office de redite de la scène de fin du premier épisode et réussit à constituer une conclusion sublime à cette première saison. Enfin, la toute dernière séquence propose tout de même une merveilleuse scène d’un point de vue subjectif pour nous ramener à l’intrigue sur laquelle commença la saison et débutera aussi la saison 2.

Beastars Fin

Vinland Saga – ⛔ Spoil  On débute la série en le haïssant pour la finir en le pleurant. Fin du prologue avec un sacrifice des plus émouvants mais le moment qui me brise encore plus est l’état complètement désemparé de Thorfinn. Malgré les fantastiques paroles de Leif dans l’épisode précédent, il ne parvient pas à se résigner et retournera tout de même au près d’Askeladd pour au final le voir tomber et emporter avec lui toutes les raisons qui justifiaient jusqu’à maintenant ses actions menées sur ces onze années. L’épisode termine avec un teasing du prochain arc qui avait pas mal partagé les lecteurs mais personnellement, j’ai plus que hâte de voir une seconde saison.

Vinland saga end

Kono Oto Tomare S2 – Nous avons un final rempli d’émotions mais aussi un certain sentiment de début d’achèvement pour la route qu’ils suivent et qui est assez ardue. Après avoir suivi et appris autant à leurs sujets, on ne peut qu’être émotif avec tout ce qui se passe dans cette fin de saison.

MOT DE LA FIN

J’espère que cet article vous aura plu, n’hésitez pas à donner vous aussi vos coups de cœur de la saison. 

Je remercie encore une fois Uzuchi, Antony et AbdoulXGunners pour leur contribution. Grâce à eux, l’article prend une certaine profondeur et une richesse particulièrement appréciable et unique, qu’un article populaire ou personnel ne pourrait avoir.

Il est probable que pour les prochaines saisons de 2020, la forme de cet article, toujours collective, change à plusieurs égards. Rien n’est encore décidé, j’en reparlerai à l’occasion.

Bien que certains diront le contraire, cette saison Automne 2019 était très bonne notamment grâce à des animes d’été qui se poursuivaient, quelques perles inattendues et des œuvres connues revenant avec une nouvelle saison. Automne était très riche et il y en avait pour quasiment tous les goûts, de quoi se souvenir de cette fin de décennie de la plus belle des façons.

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