Bilan Anime Eté 2020 de l’Equipe (Partie I) – Les 5 meilleurs nouveaux animes

Bonjour à tous. La rentrée de septembre est pour beaucoup déjà bien entamée, il est donc temps de revenir sur la 3ème saison de cette année 2020, à savoir l’été.

Toujours la même équipe depuis printemps pour sélectionner la crème de la crème : Antony, AbdoulXGunners, Uzuchi, Hime et moi-même.

Je rappelle le concept : chacun a élu les 5 nouveaux animes qui selon lui sont les meilleurs de la saison, dans la limite de ceux qu’il ou elle regarde. Les sélections ont ensuite été regroupées pour en faire ressortir 5. Ce bilan reflète uniquement le choix de ses membres et non pas une vérité absolue quelconque. Les précédents bilans du même genre sont disponibles ici :

Les Bilans Anime Eté 2020 de l’Equipe (Partie II et Partie III) arriveront demain et après-demain, où cette fois-ci, chacun aura davantage de liberté pour s’exprimer sur ses préférences de la saison (Animes, Animation, Esthétique visuelle et Episode final). Voici donc les cinq fameuses nouveautés de Eté 2020.

Les animes postponed ont été comptabilisé dans cette saison et non dans la précédente.

Great Pretender

Makoto Edamura se croyait le meilleur escroc du Japon jusqu’à ce qu’il se casse les dents sur Laurent Thierry, la classe internationale.

Great Pretender est centré sur un groupe de personnages escroquant des malfrats par divers moyens dans le but d’obtenir la plus forte somme d’argent possible à la fin de l’arnaque.

Il ne serait pas une hyperbole de dire que la direction artistique de l’anime est une merveille visuelle. Même sans y accorder grand intérêt, la palette de couleurs ainsi que la stylisation des dessins démontrent d’une production particulièrement soignée. D’un point de vue visuel, j’oserais placer Great Pretender parmi les plus beaux, non pas de la saison, mais même de l’année.
Bien heureusement, le fond de l’anime ne bénéficie pas de lacune marquée non plus. Une suite adroite d’éléments surprenants qui parviennent pour la plupart à garder une visée scénaristique, sans entrer dans une série à rebondissements à deux balles.
Il est compliqué pour plusieurs animes de réussir à se dépêtrer de l’image qu’ils instaurent au début. Pourtant, Great Pretender est parvenu avec aise à jouer avec ses multiples péripéties pour transiter vers une histoire plus ancrée sur ses personnages et leur développement. À cela s’ajoute un cadre de l’histoire diversifié qui touche plusieurs pays et cultures de manière naturelle. Être sur autant de plans aurait pu jouer en la défaveur de l’anime, mais le contrôle est tel que l’appréciation et le côté « entertainment » ne sont que plus présents.  

Cette première partie de l’anime fut une réelle bouffée d’air frais de par le postulat original et surprenant de l’anime, son écriture finement maîtrisée et enfin son visuel remarquable.

Maou Gakuin no Futekigousha

The Misfit of Demon King Academy (ou Maou Gakuin no Futekigousha en japonais) est une adaptation anime en 13 épisodes disponible légalement en simulcast chez Wakanim. Celui-ci est tiré du light novel (qui était à la base un web novel) actuellement en cours au Japon. Pour ceux que ça intéresse, l’éditeur anglais Square Enix sort l’adaptation manga qui en est 2 tomes.

            Souhaitant à l’époque la fin de la guerre et après un pacte avec le héros humain, le roi-démon sacrifie sa vie pour former des barrières séparant les différentes races pour mener à terme à une coexistence saine. C’est 2000 ans plus qu’il se réincarne avec sa mémoire intacte en reprenant son nom d’origine, Anos. Il intégrera ainsi l’Académie du Roi Démon qui, suite aux examens, le considérera comme “inadéquat” au rôle de Roi-Démon. Ce qui marque le début de ses aventures.

Un roi-démon (donc cheaté) qui se réincarne pour faire sa petite vie, on pouvait trouver la chose réchauffée. Pour autant, j’ai été agréablement surprise par la proposition de cet anime. Le personnage masculin principal, Anos, est puissant et il en fait l’étalage en l’assumant totalement. Il n’hésite à aucun moment à montrer qu’il roule sur tout le monde et renvoie le revers de la médaille à ceux qui se moquent de lui. On se rappellera sans problème du match où il transforme/tue son adversaire en hachis ou masse de sang avant de le faire revivre à plusieurs reprises pour bien faire passer le message. Le public dans l’anime était choqué mais de mon côté, la séquence me faisait bien rire. Suivre un tel perso est un malin plaisir.

De plus, il est bien accompagné. Les soeurs Misha & Sasha sont absolument mignonnes, en plus d’offrir de bonnes performances ainsi que de bons échanges avec Anos. On sent clairement qu’elles sont sous son charme mais ce n’est point dérangeant, car leur rôle ne se réduit pas à ce seul aspect. Leur backstory est plaisante et chacune a sa propre personnalité (tsundere pour l’une, peu loquace et effacée pour l’autre) et Anos sait qu’il peut compter sur elles. Cette relation d’amitié avec d’autres personnages comme Ray est aussi agréable à voir par la même occasion, en sachant qu’ils ne sont pas de même “rang” et que des petites difficultés surviennent en cours de route. Mais surtout, les parents d’Anos emballent. A chaque fois qu’ils apparaissent, ils me font rire. Ils partent dans des délires de l’enfer mais à travers ça, on sent le gros attachement qu’ils ont envers le fils. Puis les péripéties qui s’enchaînent au fil des épisodes nous maintiennent en haleine, grâce au cast que je trouve réussi, tout en n’oubliant pas de mettre en avant la discrimination qui règne au sein des démons que ce soit pour la “pureté” ou le rang dans l’académie.

Proposant une animation fluide, le chara design soigné convient en outre totalement, surtout pour les personnages féminins.

Avec un tel perso principal, il suffit de se poser et de suivre le tout pour bien apprécier la chose. Je croise d’ailleurs les doigts pour qu’un éditeur anglais fasse l’acquisition du light novel plus tard. J’aimerai vraiment en connaître plus et avoir davantage de passages funs mais aussi sérieux (surtout les délires avec les parents !).

Kanojo, Okarishimasu

Kazuya Kinoshita est un étudiant de 20 ans qui a échoué dans ses études. Il a toutefois réussi à embrasser sa petite amie une fois, mais elle l’a largué au bout d’un mois ! Ne voulant plus jamais revivre une telle situation, il part en quête d’une nouvelle copine en s’aidant d’une application spéciale permettant de louer une petite amie. C’est ainsi qu’il fait la connaissance de Chizuru Mizuhara qu’il trouve tout à fait à son goût. Mais la suite ne se déroule pas comme prévu et Kazuya s’embarque dans une situation plutôt gênante…

Rent-a-Girlfriend ou Kanojo Okarishimasu de son titre original, est l’adaptation de la romcom à succès de Miyama Reiji publiée dans le Shonen Magazine.

Sur le plan scénaristique, on suit la formule d’une bonne comédie romantique à commencer par son personnage principal Kazuya. Héros maladroit à souhait avec un cerveau dans le slip, il est le typique protagoniste qui joue sur les nerfs des spectateurs par ses actions puériles pour devenir plus attachant par ses prises de conscience et la maturité qu’il obtient lentement mais sûrement au contact du cast féminin majeur, dont sa compère Mizuhara. Elle représente cette héroïne aussi belle que intéressante avec un métier sortant de l’ordinaire et parfait pour ce genre d’oeuvre se basant sur les quiproquos et les mensonges.

Sur la forme, le studio TMS nous donne une adaptation plaisante à suivre avec notamment un chara design excellent de Kanna Hirayama qui, pour une première dans sa carrière, fait tout bonnement honneur au trait de l’auteur en nous donnant des bouilles très mignonnes. Comme attendu d’une comédie romantique à succès, c’est un casting vocal de qualité qui se présente et notamment au niveau des héroïnes interprétées par des étoiles qui ne cessent de monter. La bande-son dans son ensemble reste des plus correcte et contribue bien dans les différentes ambiances de l’anime. On n’oublie évidemment pas l’opening de The Peggies et l’ending par Alca qui sont agréables à écouter et visionner.

Une bonne adaptation d’une recette classique qui apporte tout de même son petit lot de subtilité et de fraîcheur avec des héroïnes qui tiennent la barque avec brio.

Deca-Dence

Il y a des années, la soudaine apparition des Gadolls, une forme de vie inconnue, a bien failli conduire à l’extinction du genre humain. Pour se protéger de la menace, les survivants ont trouvé refuge dans la forteresse mobile Deca-Dence, haute de 3 000 mètres. Deux sortes d’habitants existent : les Gears, des guerriers luttant nuit et jour contre les Gadolls, et les Tankers, des humains sans capacité à combattre. Natsume est une jeune Tanker qui entretient le rêve de devenir une Gear. Un jour, elle rencontre Kaburagi, un réparateur froid et brusque. Tout semble opposer la jeune optimiste prête à tout pour réaliser son rêve et l’homme réaliste qui a renoncé au sien, mais leur rencontre changera le monde à jamais.

Les productions originales ont un charme qui différent de celui des adaptations ; elles représentent un challenge pour ceux qui les créent. Avec Deca-Dence, le défi est réussi : l’anime a réussi à nous épater !

L’animation et la direction artistique sont impeccables. La distinction entre les Tankers et les Gears se reflètent par un code couleur différent : d’un côté, des couleurs « naturelles », d’un autre, un patchwork construit à partir de couleurs « tape-à-l’œil ». Sont introduits également des éléments 3D avec les monstres. Les mouvements sont fluides, notamment pendant les combats contre les Gadoll. Le passage lent et progressif de la forteresse du mode normal au mode combat est impressionnant.

L’intrigue nous offre également son lot de surprises. Tout a commencé par une prise de risques à double tranchant. Le monde dévoilé lors du second épisode apparaît en rupture avec celui découvert lors du premier épisode. Réaction immédiate : certains ont décroché, d’autres ont ressenti une excitation et une attente plus grandes. Ensuite, le thème du « choix », mis en avant par le directeur Yuzuru Tachikawa, est porté par les protagonistes Kaburagi et Natsume. Duo attachant, la dynamique existant entre eux fonctionne à la perfection. Le choix de Natsume de devenir plus forte, de ne plus vivre dans la peur, a sauvé Kaburagi, qui s’était résigné à vivre comme un simple pion ; à son tour, Kaburagi fait un choix, celui de soutenir Natsume.

Sans hésiter, Deca-Dence est le parfait exemple d’une japanimation plus que jamais vivante et pleine de ressources, de par sa technicité et son scénario.

Appare-Ranman

La fin du 19e siècle marque le début d’une nouvelle ère prête à se dévoiler… À la suite d’un accident, Sorano Appare, un ingénieur brillant mais asocial et Isshiki Kosame, un samouraï balèze mais lâche, se retrouvent en Amérique après avoir dérivé depuis le Japon. Afin de rentrer chez eux, les deux compères sans le sou décident de participer à l’« American Transcontinental Race », dont le départ est à Los Angeles sur la côte ouest, et l’arrivée à New York. À bord d’une voiture à vapeur qu’ils ont construite, ils devront traverser des contrées sauvages, se battre contre des rivaux fous à lier, tout en se protégeant de l’environnement et des hors-la-loi… Les deux amis pourront-ils gagner cette course impitoyable et obtenir la récompense afin de rentrer au bercail ?

Après avoir marqué les esprits avec Uma Musume au printemps 2018, le studio P.A Works réinjecte de l’huile dans les moteurs pour s’attaquer cette fois-ci aux courses automobiles.

Cette aventure transcontinentale gravera en nous plusieurs clichés inestimables avec ses treize étapes. Conduit par un casting d’une dizaine de personnages avec des traits marqués, cette course proposera un des groupes de cette saison les plus plaisant et attachants à suivre. Aussi bien dans le traitement des personnages (introspection notamment), que dans ses messages véhiculés, l’anime se veut abordable et simple : « Il y a l’impossible et ce que les gens pensent impossibles ».

Si dans un premier temps l’anime présentera le casting, l’anime enchainera avec le début de la course pour ensuite faire un « hors-piste » dans une lutte sanglante face à un hors-la-loi trop manichéen et cinglé, relayant au second plan la course. C’est d’ailleurs pourquoi il faut davantage appréhender cet anime comme une aventure plus que comme une course. Il n’en reste pas moins que cette histoire est bien rythmée et fort divertissante.

Yurie Ootou est en charge des chara-design. Elle propose plusieurs personnages aux coupes de cheveux colorées et singulières. Leur style vestimentaire est atypique ainsi que les touches de maquillage et accessoires propres à chacun. Satoshi Namiki (Another, Glasslip, Iroduku, Orange : mirrai etc.) est chargé de la photographie et Miho Sugiura de la DA. Les arrières plans en une couche sont somptueux, détaillés et inspirés et on ne peut que féliciter le travail réalisé dessus. La direction de cet anime vous séduira sans aucun doute.

Cette course n’emportera peut-être pas la pole position cette saison mais proposera une course extravagante dont le voyage ne sera pas ennuyant.

Mot de la fin

Je transmets les votes de chacun :

  • Uzuchi : Maou Gakuin, Uzaki, Monster Doctor Girl, The God of High school, Koi to Producer
  • Antony : Great Pretender, GOH, Fugou Keiji, KanoKari, Diary of Our Days at the Breakwater
  • AbdoulXGunners : Fog Hill of the 5 elements, Appare Ranman, Deca-Dence, KanoKari, The God of High School
  • Hime : Lapis Re:LiGHTs, Deca-Dence, Maou Gakuin, Fugou Keiji
  • Moja : Great Pretender, Deca-Dence, Appare-Ranman, Kanojo Okarishimasu, Maou Gakuin

Les effets de la crise se ressentent légèrement toujours, pour autant cette saison reste un peu plus dense que la précédente.

 Fugou Keiji manque également une place en or. Il en va de même pour The God of High School écarté en cours de route. Il aurait dû apparaitre dans ce top à la place de Appare-Ranman, mais le ressenti sur cet anime de Antony et moi-même a fortement évolué à la baisse. 

Approximativement ce sont les 7 têtes de liste de cet été à retenir.

J’espère que cet article saisonnier vous aura plu. Je remercie encore une fois Uzuchi, Antony, Hime et AbdoulXGunners.

Je rappelle que le Bilan Anime Printemps 2020 de l’Equipe (Partie II) – Esthétique et Animation sortira fin septembre/début octobre où chaque membre parlera de manière beaucoup plus libre et personnelle de ses coups de coeur sur l’ensemble de cette saison. Je vous remercie et nous vous disons donc à la prochaine.

Re Zero Echidna
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