Bilan Anime Hiver 2021 de l’Equipe (Partie I) – Les 5 nouveaux animes incontournables

Bonjour à tous. Une nouvelle année débute et en une seule saison, elle réussit déjà à nous éblouir et nous laisser rêveur des prochaines.

Toujours la même équipe depuis 2020 pour sélectionner la crème de la crème : Antony, AbdoulXGunners, Uzuchi, Hime et moi-même.

Je rappelle le concept : chacun a élu les 5 nouveaux animes qui selon lui sont les meilleurs de la saison, dans la limite de ceux qu’il ou elle regarde. Les sélections ont ensuite été regroupées pour en faire ressortir 5. Ce bilan reflète uniquement le choix de ses membres et non pas une vérité absolue quelconque. On remarquera d’ailleurs un léger changement dans le titre de l’article pour enlever ce terme « meilleurs » dont je ne suis pas un fan. Les précédents bilans du même genre sont disponibles ici :

Les Bilans Anime Hiver 2021 de l’Equipe (Partie II et Partie III) arriveront fin du mois et début avril, où cette fois-ci, chacun aura davantage de liberté pour s’exprimer sur ses préférences de la saison (Animes, Animation, Esthétique visuelle et Episode final). Voici donc les cinq fameuses nouveautés d’Hiver 2021.

Wonder Egg Priority

Lors d’une promenade nocturne, Ohto Ai, une jeune fille de 14 ans, entend une mystérieuse voix qui lui confie « l’Egg ». « Si tu veux changer le futur… Alors, fais un choix. Allez, crois en toi et casse l’Egg. » Que va-t-il arriver à Ai une fois qu’elle aura cassé l’Egg ?

Production originale du studio Cloverworks, Wonder Egg Priority nous propose un contenu empli de sensations et surtout d’émotions. C’est avec finesse et un point de vue personnel qui touche par sa sensibilité, mais aussi sa franchise exacerbée, que WEP parvient à aborder excellement des thématiques épineuses. Le postulat rocambolesque se mêle à merveille avec les points clés du récit : le suicide et le regret.

Les personnages sont écrits de manière adroite que ce soit dans leur manière d’agir et mots que dans leurs interactions vivantes. Le groupe formé par Ai, Neiru, Rika et Momoe apparaît initialement comme disjoint mais leurs différentes personnalités parviennent à s’emboîter et donner lieu à une dynamique agréable où elles réussissent à briller tant ensemble que séparément. Leur lien ainsi que leurs différents problèmes familiaux et traumatismes se complètent habilement. Cela donne encore plus de profondeur à l’écriture déjà remarquable.

De plus, outre ce fond de qualité notable, la forme n’est pas en reste. L’animation sort des sentiers battus en faisant plusieurs essais stylisés jouant en particulier sur la fréquence d’images ou frame rate. Cela rend mémorable et spectaculaire certaines scènes d’action, en prenant l’exemple de l’introduction de Kawai Rika qui joue au mieux sur la limite possible de fréquence d’image. Les colorations brillantes adoptées contrastent avec les sujets sensibles traités par l’œuvre. Le climax des arcs narratifs réussit ainsi à se démarquer par la réelle beauté accordée à la fois par une mise en scène créative et une esthétique saisissante adaptée.

Enfin, il convient de noter que le mélange fait dans WEP entre collégiennes, adolescence et traumatisme rappellent rapidement Puella Magi Madoka Magica. Wonder Egg Priority fait honneur à cette comparaison et s’affirme comme un titre à se rappeler.

Kemono Jihen

Depuis des temps immémoriaux, les êtres nommés Kemono vivent parmi les humains, dissimulés dans l’ombre. Beaucoup d’entre eux se sont adaptés à l’évolution humaine et se sont mêlés à la société. Mais récemment, on rapporte de nombreux cas de Kemono liés bien plus étroitement aux humains que nécessaire. Inugami, qui dirige une agence de détectives privés, s’occupe d’incidents liés à ces Kemono. L’une de ses affaires le mène dans un petit village perdu, où il va faire la rencontre d’un jeune garçon nommé Kabane…

L’anime Kemono Jihen, adaptation du manga Kemono Incidents (en France, chez Kurokawa) nous offre un mélange de suspense et de surnaturel avec une ambiance horrifique de haut niveau.

Nous suivons les enquêtes d’une agence de détective spécialisée dans les affaires relatives aux Kemono, des mi-bêtes mi-humains dotés de pouvoirs plus ou moins dangereux. Mais pas uniquement ! Ces enquêtes sont l’occasion pour nos protagonistes d’en apprendre plus sur qui ils sont, le pourquoi et le comment ils se sont retrouvés sans famille.  Un seul épisode contient diverses émotions (peur, tristesse, joie, etc.) ; bon nombre de scènes sont touchantes. Le développement des personnages est perceptible ; les liens se resserrent entre eux. Leur pouvoir mais également leurs réactions plus ou moins extrêmes font ressortir leur côté « dangereux ».

L’anime est correctement rythmé, les transitions entre le comique et le dramatique sont parfaites, et les rebondissements ne manquent pas.

Sang, noirceur de la nuit, expressions du visage, l’ambiance horrifique est tout particulièrement bien réalisée grâce à une direction artistique et un chara-acting à en couper le souffle. Il ne faut pas oublier la bande-son qui amplifie encore plus l’effroi et la terreur. On ressent la dangerosité de chaque situation en voyant les réactions assez extrêmes des personnages.

Sans aucun doute, Kemono Jihen est un anime surprenant sur bien des aspects. Nouvelle réussite pour le studio Ajia-do, une probable étoile montante de la japananimation !

SK8 the Infinity

« Ce jour-là, je l’ai vue de mes propres yeux. De la neige tombait à Okinawa, dans le sud du Japon… » Un jeune lycéen en première mordu de skate nommé Reki est passionné par la course « S » qui se déroule dans une vieille mine abandonnée. C’est une course dangereuse tenue dans le plus grand secret où tous les coups sont permis, et les duels qui s’y déroulent sont très appréciés du public.

Des bishonens, un cadre paradisiaque, du skateboard et le studio Bones au fourneau. Ce mélange ne pouvait évidemment pas donner autre chose qu’un animé original qui hurle de cool attitude.

L’intrigue à beau être classique pour les habitués au genre sportif, elle possède quelques subtilités qui rendent le scénario très jouissif à suivre avec son cast extravagant et fun à souhait. Sur les phases de skate, le studio Bones ne déçoit absolument pas pour retranscrire tout le charme que dégage ce sport qui dans l’anime se démarque en deux phases distinctes. Les phases quotidiennes plus terre-à-terre avec une palette de couleurs chaleureuses servant à développer les personnages et leurs liens partagés avec la planche. Pour ensuite aboutir au gratin de l’anime, les courses clandestines à l’ambiance hors normes avec son lot de prouesses techniques grisantes à nous faire ressentir l’adrénaline perçue par les personnages.

Une pâte esthétique ainsi qu’un thème rafraîchissant et une construction au rythme très efficace qui compense le léger manque d’originalité sur le fond de la série. Cette fantastique combinaison me rappelle mes belles périodes sur Tony Hawk, Jet Set Radio ou encore Air Gear.

Horimiya

Hori Kyôko est la coqueluche de sa classe, une lycéenne jolie et populaire aux excellents résultats. Mais le soir venu, elle doit tenir la maison à la place de ses parents qui travaillent et s’occuper de son petit frère, Sôta. Un jour pas comme un autre, Sôta se fait mal dehors. Un garçon inconnu qui prend sur lui de le ramener chez sa famille, mais quand Kyôko leur ouvre la porte, c’est interloqué qu’il prononce son nom avec un soupçon d’hésitation. Elle se rend alors compte que la personne qui vient de ramener son frère n’est autre qu’un camarade de classe… Leur rencontre sera-t-elle une porte vers une nouvelle amitié ou des sentiments plus forts encore ? Découvrez une histoire adolescente aussi pétillante que douce-amère !

HoriMiya est une adaptation anime en 12 épisodes du manga du même nom actuellement en cours au Japon. Il est disponible sur Wakanim en simulcast et si vous n’êtes pas allergique à l’anglais, sachez que le manga sort chez Yen Press avec 14 tomes au compteur.

Comme le titre l’indique, nous allons suivre les péripéties de Kyoko Hori et Izumi Miyamura dans leurs vies de tous les jours. Deux personnages ayant mis en place une façade au lycée mais qui retournent au naturel dès qu’ils sont dans leur « zone de confort » Ce sera leur rencontre fortuite, suite à  un concours de circonstances en dehors du lycée, qui va démarrer l’histoire et nous faire découvrir ces protagonistes mais aussi leur entourage.

A priori basique comme concept, Horimiya est un Slice of Life qui sait toucher son public en abordant des sujets assez récurrents de la vie de tous les jours. Les aléas de l’adolescence, les façades que l’on affiche au lycée pour se fondre dans la masse, etc… D’une certaine manière, nous pouvons nous retrouver dans certains de ces personnages et je trouve que c’est un bon point pour l’apprécier pleinement. La place de l’amitié est importante tout comme celle de l’amour, qui sont tous deux des sentiments qui vont faire avancer des personnages et nous faire davantage s’intéresser à eux. La palette de personnages présents dans cet anime est assez intéressante et ils sont un minimum développés, même si les personnages phares restent Hori et Miyamura, dont l’avancée est nettement plus mis en avant avec l’implication de la famille d’Hori dans le processus. L’auteur a aussi su intégrer habilement des passages humoristiques qui font doucement rire ou se payer la tête du personnage au centre du quiproquo ou sujet-martyr. Il y a toujours un petit quelque chose qui ne nous ennuie pas. Sans oublier que le jeu de couleur employé en tandem avec les moments forts puis la mise en scène renforcent le message transmis et offrent un impact clairement plus puissant émotionnellement parlant.

Si je regrette l’absence de l’adaptation de certains chapitres du manga, ça ne gâche aucunement la qualité de cet anime qui reste fluide et constant dans sa qualité. Un réel régal pour les yeux et pour son cœur. On ne sent pas le temps passer.

Mushoku Tensei : Isekai Ittara Honki Dasu

Considéré par certains comme le light novel ayant banalisé les Isekai/Tensei modernes, Mushoku Tensei arrive, certes tardivement comparé à d’autres adaptations, mais enfin et avec une production ne pouvant que nous éblouir.

Cette première partie de saison développe les premiers pas de Rufus dans ce nouveau monde ainsi que ses premières années approximativement jusqu’à dix ans. Si l’œuvre aura fait pas mal jaser sur les sales manies de son personnage ou le fait qu’il s’intéresse à des gamines, alors qu’au fond il a une conscience d’adulte, l’œuvre tranche et prend du temps afin de montrer une évolution du personnage principal et d’exploiter au mieux sa vie antérieure, notamment par le biais de traumatismes ou de conceptions et jugements découlant de ses expériences. Plus que dans ce personnage, Mushoku éblouit par son ouverture sur le monde fantastique. Riche, surprenant, unique et subtil, chaque épisode ne fait qu’accroitre notre curiosité et nourrir notre imagination. Actuellement, l’intrigue avance doucement tout en disséminant de nombreux indices sur la suite et cet univers.

Concernant la production, le tout nouveau Studio Bind fait un travail exemplaire. A l’exception de ce grain dans son visuel, qui donne un cachet arriéré plaisant mais flou, le reste émerveille sans réserve. La direction artistique est méticuleuse avec de nombreux arrière-plans laissant contemplatifs. L’animation alliée au compositing procure aussi bien des séquences vives et pêchues saisissantes qu’une utilisation soignée de la magie de ce monde.

Mushoku Tensei s’annonce comme l’une des plus grandes œuvres animées de fantaisie à ce jour sortie. L’anime bénéficiera d’une planification continue et systématique à long terme de la production, rien de bien surprenant quand on constate le potentiel monstrueux de cette œuvre.

Mot de la fin

Je transmets les votes de chacun :

  • Uzuchi : Horimiya – Kumo Desu Ga – Dr Ramune – Kemono Jihen – SK8
  • Antony : Wonder Egg Priority – Mushoku Tensei – SK8 – Horimiya – Hataraku Saibou Black
  • AbdoulXGunners : SK8 – Kemono Jihen – Mushoku Tensei – Wonder Egg Priority – Hataraku Saibou Black
  • Hime : SK8 – Horimiya – Kemono Jihen – Tomozaki-Kun – Idoly Pride
  • Moja : Mushoku Tensei – Horimiya – SK8 – Hataraku Saibou Black – Wonder Egg Priority

Pas de retard cette fois-ci pour ce bilan. Deux productions originales s’installent dans ce classement et on ne peut que se réjouir de cela montrant que l’imagination et la prise de risque portent ses fruits.

4 animes sont sortis rapidement de cette liste et à la fin Kemono Jihen l’a emporté sur Hataraku Saibou Black. Les raisons sont simples, plusieurs personnes ne regardent pas l’anime et suivent le manga. A mon sens, il est évident que ce titre aurait aussi mérité une apparition dans ce top. Mais Kemono Jihen est un très bon anime et l’une des plus belles belles surprises de cette saison en matière de surnaturel. N’oublions pas aussi Tomozaki-Kun qui après un premier épisode complexe nous a de plus en plus emballé par son propos.

J’espère que cet article saisonnier vous aura plu. Je remercie encore une fois Uzuchi, Antony, Hime et AbdoulXGunners.

Je rappelle que le Bilan Anime Printemps 2020 de l’Equipe (Partie II) – Esthétique et Animation sortira fin mars où chaque membre parlera de manière beaucoup plus libre et personnelle de ses coups de cœur sur l’ensemble de cette saison. Je vous remercie et nous vous disons donc à la prochaine.

World trigger S2 end - Bilan anime
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