Bilan Eté 2020 de l’Equipe (Part 2) – Esthétique visuelle et Animation

Bonjour à tous. Aucun répit pour ce bilan été, après avoir enflammé cette fin de mois avec les meilleures nouveautés d’été, il est temps d’aborder les animes qui nous ont chacun mis une claque visuellement.

La dream team est toujours au complet pour traiter ces deux catégories : Antony, AbdoulxGunners, Uzuchi et Hime.

Avant de lire l’article, si ce n’est pas déjà fait je vous conseille comme d’habitude la lecture rapide du : Bilan Eté 2020 de l’Equipe Part I – 5 Nouveaux Meilleurs Animes (Lien ICI).

L’ESTHÉTIQUE VISUELLE CHÉRIE

Fog Hill of 5 elements – L’un des donghua les plus ambitieux de l’industrie fait son grand retour et que dire à part que la deuxième phase du projet est une grande réussite. Toujours menée par le directeur aux multiples casquettes Lin Hun et sa petite équipe au sein du studio Samsara, c’est dans un format plus long que la guerre entre mortels et divinités continue sa route avec une animation qui reste éblouissante, accompagnée cette fois d’une direction artistique qui exprime pleinement l’aspect traditionnel de l’art chinois. Ce premier arc amène une pluie de techniques différentes de peinture entre l’opening et son flot de couleurs qui se déverse pour créer le paysage qui est très grandement inspiré par l’égale de Pablo Picasso, Zhang Daqian. Les flashbacks reconnaissables a leur filtre ayant ce grain rappelant de vieux parchemins ou encore les contrées et autres décors de la nature qui sont façonnés de la même manière que les toiles Shanshui, apportent de l’envergure sur les différents lieux rencontrés tout en appuyant l’aspect fantaisiste et émotionnel de la série. Un deuxième acte pour ce jeune studio démarre en force tant par son animation que par sa direction artistique qui tire sa richesse de l’histoire. Un beau projet qui figurera sans doute en tant que pilier dans les années à venir.

Great Pretender – Si l’on me parle de direction artistique d’anime d’été, je n’ai qu’un seul anime qui me vient en tête. Et c’est bien entendu Great Pretender. Dire que le visuel de cet anime est magnifique ne suffirait pas à traduire le ressenti global au visionnage.

Commençant avec un ton extrêmement coloré, les décors de Great Pretender de par leur éclat et crayonné attirent tout de suite l’attention. Ils volent complètement la vedette aux plans principaux tant la palette fait preuve de son arrangement si retentissant en plus d’être créative de par l’optique d’imagerie choisie. La direction artistique favorise le plongeon dans le rythme jazzy et insolite de Great Pretender. Il ne serait pas une exagération de dire que le tout fonctionne aussi bien de par cette esthétique si bien définie et choisie. Pour autant, ce qui m’a le plus impressionné avec le visuel de Great Pretender est la faculté qu’a eu la direction artistique de parvenir à se changer selon les moments. Plutôt que quelque chose de toujours criard, elle parvient à aussi jouer à la perfection son rôle de décor en sublimant les scènes par des décors beaucoup plus calmes et une technique plus raffinée et appréciable du public général. Cela réussit à être fait sans que la transition soit remarquée.

Plus qu’une perle de saison, j’irai même jusqu’à dire que l’esthétique de Great Pretender est une des plus grandes perles de l’année, sinon, la plus grande. Qu’on y trouve un manque d’harmonie ou non, il est sûr qu’elle marque les esprits et participe à donner à l’anime sa personnalité si accrue.

Fruits Basket S2 – Tout comme la saison précédente, je trouve l’esthétique pour ce reboot absolument magnifique. Le character design des persos couplé à leur couleur caractéristique renvoient toujours aussi bien la profondeur de leur caractère respectif. Cela sait utiliser ces dites couleurs pour donner de la force aux messages que les personnages veulent faire passer tout comme leurs émotions. Que ce soit la douceur avec un sourire doux sous fond rose pur et étincelant, la détermination avec des couleurs vives, le désespoir/la colère avec des expressions/couleurs ternes et marquantes ; on sent l’impact voulu lors de ces passages. Sans oublier sa touche excentrique avec des représentations plus simplistes ou animales qui se démarquent de celle de base et renforce l’humour des passages. Ce visuel fait honneur à cette licence fantastique et une mention spéciale aux différentes images du second ending qui est magnifique et exploite bien cette corrélation du perso avec sa couleur.

Great Pretender – Avez-vous déjà vu un anime qui en seulement quelques secondes dès son premier épisode vous subjugue par sa direction artistique ? Me concernant, c’est le cas avec Great Pretender. Cette production originale possède une des directions artistiques les plus identifiables et somptueuses de ces dernières années.

Les backgrounds sont en une seule couche. Chose hallucinante, ils sont nombreux et variés. Découvrir Great Pretender, c’est ouvrir un recueil avec une multitude de peintures colorées. La palette de couleurs est sans limite. Sans être un expert, les décors se définissent par un dessablage des couleurs aplaties et une césure nette entre chaque endroit à colorer. L’idée ici n’est pas de créer des nuances ni des transparences. Ces clichés me rappellent les tableaux à case numérotées pour gamin/adolescent que je m’amusais à peindre étant plus jeune, mais ici avec un soin et une maitrise incomparable.

Chaque arc possède au vu de sa saison, son cadre et son propos, une tonalité directrice différente. Quand vient l’assemblage final des diverses couches, les personnages ne semblent faire plus qu’un avec les décors et le rendu final dégage une aura homogène et impeccable.

J’espère en tout cas que ces 4 clichés vous donneront envie de vous plonger dans l’anime car en plus de son esthétique visuelle chatoyante, Great Pretender est une des œuvres les mieux écrites de 2020.

Muhyo to Roji S2 – L’ambiance horrifique est l’une des particularités de l’anime Muhyo to Roji ; elle est parfaitement retranscrite par la direction artistique. L’intensité des scènes d’application du Code de la Magie se ressent par la combinaison d’éléments tels que la noirceur extrême du décor, beaucoup de sang, une lumière aveuglante, ou encore l’apparence monstrueuse des esprits. Les expressions du visage jouent également un rôle important : d’abord la peur et l’effroi, ensuite le sérieux et la détermination, se lisent sur le visage de Muhyo, Roji et compagnie, lorsqu’ils affrontent esprits et praticiens de la magie interdite.

L'ANIMATION BIEN-AIMÉE

The God of High SchoolAprès Tower of God, au tour du Dragon Ball de l’univers Webtoon de conquérir un nouveau public sous les soins du studio Mappa. Si son scénario est un motif de conflit entre les fans et les nouveaux venus, l’animation quand a elle ne peut que mettre d’accord ses viewers. On a droit à un torrent de combats aussi épiques les uns que les autres entre chorégraphies ultra réalistes pour chaque style de combat mis à l’honneur grâce à la motion capture et de l’autre, l’empreinte «God» du comic qui est exploité au maximum de ses capacités. Le défi de rendre The God of High School spectaculaire est totalement réussi et on espère voir arriver une seconde saison avec un meilleur rythme mais surtout, d’amener la qualité des affrontements à venir à un niveau aussi jouissif que cette saison.

Sword Art Online Alicization War of Underworld Partie 2 – La concurrence était rude cette saison. Il y avait plusieurs perles animées, que ce soit d’un point de vue technique ou stylistique. Pourtant, mon choix se porte sur SAO. J’ai été tout simplement conquis par les batailles de cette saison.

L’animation opte pour une approche épique. Les mouvements, bien que fluides ont cet aspect jouant sur le nombre d’images intermédiaires qui les rend si particuliers. Ces dernières sont peu nombreuses et peuvent donner lieu à une impression un peu saccadée. Mais cela marche à merveille. Cette animation est présente en particulier pour les combats mais il y a une alternance impressionnante entre ce rythme saccadé et quelque chose de beaucoup plus précis et millimétré. L’impression d’ « épique » est rendue au mieux. Là où certains animes tels que ceux de Doga Kobo ont tendance à utiliser de ce procédé pour accentuer les moments du quotidien, Alicization l’a par contre utilisé pour donner un poids remarquable aux scènes d’action, les rendant encore plus spectaculaire.

Bien entendu, l’animation d’Alicization bénéficie aussi de plusieurs scènes à visée purement technique. Il est époustouflant de voir le niveau de la production tout au long de la saison. Que ce soit par les chorégraphies de combat ou le style employé, c’est une réussite complète de mon point de vue. Si l’histoire et les personnages de SAO peuvent ne pas faire l’unanimité, il est indéniable que son animation est un point sur lequel il n’y a pas débat.

Fire Force S2 – Comme pour la saison précédente, nous avons droit à un excellent boulot. Que ce soit dans la fluidité des chorégraphies de combats tant aux tons de couleur. J’aime toujours cet effet de style au niveau de leurs yeux qui étincellent d’une couleur vive particulière quand ils exploitent leurs pouvoirs. Ceci ajouté à un souci du détail qui donnent plus d’impact aux différents attaques exécutées par les différents protagonistes. Il y a une belle démarcation entre les passages dits « calmes » et les passages sérieux/épiques, où ces derniers se permettent des choix d’arrières-plan ingénieux pour renforcer l’ambiance déjà pesante ainsi que les enchainements d’échanges. Ca se nomme Fire Force et ils savent rendre honneur à la passion brulante des flammes dans cette adaptation, c’est toujours un régal.

The God of High School – Pourquoi choisir The God of High School et non pas un autre ? Car c’est celui qui m’a le plus exaltés sur chacun des combats, bien plus en tout cas que SAO ou Fire Force.

Cette adaptation, merveille de l’animation, est le produit d’une œuvre non japonaise avec plusieurs attraits tels que son chara-design singulier et la vision d’un homme en particulier : Park Seong-Hu le réalisateur.

Grâce en partie à une équipe solide (principalement des chefs d’animation talentueux), Park aura réussi tout du long à imposer sa conception des combats de l’œuvre aussi bien dans la mise en scène que dans les animations qui auront scotché tout amateur d’animation japonaise. Entre séquences dessinées en noir et blanc avec un trait proche de l’encre de chine au pinceau, des couleurs parfois éthérées, une compréhension des arts martiaux et de la physionomie humaine pour donner des affrontements souples (…), cet homme aura réalisé à construire (presque à lui seul, blague à part) un divertissement valant le détour.

Si l’anime fera l’objet de critiques ailleurs, son animation aura emporté un évident consensus. C’est une des productions les plus peaufinées et travaillées en la matière. Un podium en été sans GoH serait inenvisageable…

Lapis Re:LiGHTs – Dans l’ensemble, Yokohama Animation Lab, un studio récent, a réalisé un travail propre en matière d’animation pour Lapis Re:LiGHTs. Certaines séquences sortent en effet du lot. En premier lieu, il faut mentionner les « orchestras », performances musicales. L’incorporation d’éléments 3D est devenue habituelle dans les anime de type musical, mais peu réussissent à le faire correctement. Ici, le mélange son et magie est plus que correct. Les mouvements associés aux chorégraphies sont simples et légers. En second lieu, les activités scolaires, comme le combat final, qui font usage de la magie, ont également reçu un soin tout particulier. De plus, j’aime énormément la façon dont les cheveux flottent au gré du vent ou coupent telle une arme.

MOT DE LA FIN

Vous en voulez encore ? Ça tombe bien, la semaine prochaine sort l’ultime article d’été avec tous les coups de coeur de l’équipe ainsi que le final préféré de chacun.

Nous vous remercions d’avoir lu cet article et espérons que vous serez au rendez-vous pour le prochain. Sur ce bye !

Great Pretender Cynthia drunk
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