Bilan Hiver 2020 de l’Equipe n°2 – Les coups de cœur

Bonjour à tous. Au programme pour ce début de mois le second article saisonnier où l’équipe reviendra cette fois-ci sur ses coups de coeur d’Hiver 2020.

Comparé à la saison précédente, l’article comporte plusieurs changements au niveau des catégories. Adieu à la catégorie « Séquence préférée » qu’on a jugé peu pertinente en raison du haut taux de spoil et qui n’intéressera en général que le public concerné par l’anime. Bienvenues aux catégories « esthétique visuelle » et « Animation » qui mettront à rude épreuve notre verve technique.

Ils sont toujours aussi chaleureux et plein d’énergie, je suis accompagné comme d’habitude de Antony, AbdoulxGunners et Uzuchi.

Avant de lire l’article, si ce n’est pas fait je vous conseille comme lecture rapide l’article Bilan Hiver 2020 de l’Equipe n°1 – 5 Nouveaux « Meilleurs » Animes (Lien ICI).

Ce bilan se déclinera de la façon suivante :

  • Les Animes coup de coeur
  • L’esthétique visuelle chérie
  • L’animation bien-aimée
  • Le final favori

LES ANIMES COUP DE COEUR

Après avoir traité d’Ishuzoku Reviewers dans le précédent article, voici mes trois autres coups de coeur de la saison.

Après un très bon Stars Align, on retrouve de nouveau le studio 8bit qui adapte le manga de comédie de Auri Hirao centré sur le jeune groupe ChamJam et ses fans. Un portrait rafraîchissant de la sous-culture d’idols est dressé avec une très bonne balance entre les efforts fournis par ces artistes partant de rien et les interactions tenues avec les fans. Ces derniers sont présentés dans leurs manières les plus extrêmes, vivant à fond leur passion sans pour autant tomber totalement dans l’aspect cliché de l’otaku sans vie et bizarre comme souvent perçu de l’extérieur.

Une forme de bonne facture qui nous offre un chara design très mignon et une animation de qualité sur les quelques performances sur scènes. Le coté humoristique n’a rien d’extravagant mais reste très bien amené entre quiproquos et vannes que les personnages lâchent en discutant de leur idol préférée. Un gros bravo à Fairouz Ai qui fait un début incroyable avec ce deuxième rôle en tant que Eripiyo, elle dégage une telle passion qu’on ne peut que succomber au charme du personnage et à cette présentation intéressante de l’univers des idols.

Je la vois déjà en haut de l'affiche anime coup de coeur

La chasse aux dragons célestes de Taku Kuwabara se voit enfin adaptée et pour mon plus grand bonheur par Polygon Pictures. Ce scénario simple devient vite attrayant en faisant connaissance avec les membres de l’équipage Quin Zaza qui possèdent chacun une personnalité propre. Cela offre une dynamique de camaraderie agréable à suivre accompagnée des deux autres points forts de l’anime étant la chasse et la cuisine qui se veut très détaillée donnant un côté crédible à ces plats faits à base de Dragon.

La 3DCGI reste toujours peu appréciée mais je la trouve bénéfique pour ce type d’œuvre portée sur l’aventure et présentant des monstres immenses que Polygon réussis haut la main à dépeindre le gigantisme, en plus d’apporter un souffle épique aux affrontements. Cette adaptation couvre honorablement les trois premiers tomes du manga et j’espère qu’une seconde saison suivra.

Drifting dragon anime coup de coeur

Après le retour raté de Index III et la pauvre adaptation d’Accelerator, l’espoir renaît enfin dans cet univers confrontant magie et science avec la saison 3 de son animé le plus réussi. Ce retour nous place dans l’arc du Festival de Daihasei présent dans la saison 2 de Index (éps 8 à 13) avec le point de vue de notre biribi qui démarre assez tranquille mais vire rapidement dans un complot à grande échelle qu’elle va devoir déjouer aux cotés de personnages très attendus.

J.C staff continue de bichonner son poulain avec une direction toujours aussi constante et explosive quand il le faut, tout en y apportant quelques ajouts. Ces années d’attentes sont cette fois-ci faciles à digérer avec cette saison bien lancée pour surpasser les précédentes.

A Certain Scientific Railgun T coup de coeur

Ayant déjà parlé de mon anime favori Hanako-kun dans l’article coup de coeur, je ne le mentionnerai pas dans cette sélection.

Franchise que je connais via son adaptation manga à l’origine. L’anime a su l’adapter convenablement en prenant quelques libertés sympathiques pour la mise en place de l’univers et des interactions Kuro/Kotoko à son début. L’affaire de « la femme de fer » a su tenir en haleine le spectateur avec son mélange réussi de l’aspect fantastique avec celui policier. Kotoko qui réfléchit à différentes hypothèses cohérentes avec la réalité ou le monde imaginaire pour remporter la donne dans ses « combats » et garder la balance de paix était bien représentatif de ce mélange. N’oublions pas évidemment les petits passages détentes qui font bien rire avec Kotoko en petite-amie jalouse et qui réclame beaucoup de Kuro en mode blasé de service. C’est une réussite pour cette adaptation animée.

Utilisation de criminels pour exploiter une machine qui sert à résoudre des affaires à partir de particules d’envies meurtrières, ça me rappelle quelque peu Psycho Pass d’une certaine manière. Un anime original relativement intéressant dans son écriture et qui a su tenir en haleine tout du long. Même si je reste déçue de l’identité du cerveau derrière ces créations de criminels, il a su offrir une affaire qui tenait de bout en bout avec des personnages principaux qui n’étaient pas en reste et auxquels on a pu s’attacher. Je pense notamment à Sakaido qui a vécu un véritable drame familial mais qui a su rester droit dans ses bottes du mieux qu’il pouvait.

ID Invaded Episode 01 - Premières impressions

Une saison 2 plaisante et marrante dans son ensemble, même si elle n’est pas du niveau de la précédente. On a toujours une bonne exploitation des quatre franchises, que ce soit dans leurs agissements ou dans leurs ententes inter-franchise. La présence du trio de Rising Shield Hero propose des moments supplémentaires sympathiques et l’apparition express de Seiya avec Rista m’a tué. Ce duo est fidèle à lui-même, même pour 10 secondes d’antennes. Mention spéciale à la partie de ballon prisonnier qui a débuté sur une dispute bidon et qui est partie totalement en live comme on pouvait s’y attendre avec des personnages aux pouvoirs exceptionnels. J’attends la S3 avec impatience car je ne m’ennuie jamais avec Tanya !

Isekai Quartet S2 Episode 01 EndCard Minami Seira

Je pensais enfin retrouver la suite tant attendue, après deux longues années, de l’un des meilleurs iyashikei des dernières années. Mais ce n’est pas le cas, il ne s’agit finalement que d’un anime au format court narrant une histoire parallèle. Quelle ne fut ma déception en découvrant cette nouvelle. Cependant, quelques épisodes ont rapidement pu faire changer cette déception en joie.

Room Camp démarre en s’affichant presque comme un anime promouvant simplement sa région. Ce n’est pas faute d’avoir pourtant un visuel n’ayant rien à envier à celui de la série-mère. Heureusement, cet avant-goût de simple promotion a su disparaître bien vite tant l’empreinte relaxante de l’anime principal reste présente malgré l’absence de camping. Les blagues usuelles dont a su faire preuve Yuru Camp restent d’actualité et n’ont rien perdu de leur charme. Le format court de l’anime colle parfaitement pour une escapade si simple et permet au spectateur d’apprécier chaque épisode à sa juste valeur tel un plaisir court et intègre.
Les formats courts fonctionnent pour divertir de manière succincte un public n’ayant pas nécessairement de temps pour en voir plus. Un anime relaxant tel que Room Camp ne pouvait rêver mieux comme format et a certainement pu fidéliser un nouveau public, non familier à la série-mère.

En définitive, Room Camp permet de supporter tant bien que mal l’attente de la seconde saison et rafraîchit, avec succès, en promouvant une histoire correcte qui déborde de bonnes intentions.

Il s’agit de la comédie de la saison de mon point de vue. Avec un casting vocal adroit, un contexte chuunibyou et des personnages hauts en couleur, les gags réussissent à fonctionner. Tout part du malheur de Koyuki Seri, le personnage principal. L’anime se fait un malin plaisir à mettre ce personnage dans des situations toutes aussi ridicules et déplaisantes les unes que les autres. Cela fonctionne grâce au groupe principal de personnages. Ces personnages ne sont que des archétypes qui sont poussés à leur paroxysme en vue d’accentuer les gags. Même les plus belles intentions initiales ne mènent finalement qu’à des scènes comiques qui ne feront que du mal au protagoniste.

Malgré cet aspect fortement comique qui passe par l’appréciation des personnages, A destructive god sits next to me est et reste un anime qui a pour but de parler au public otaku. Ce dernier a la tendance à essayer de cacher son vrai visage. C’est le cas de Koyuki Seri. Néanmoins, cacher cela ne sert à rien car la vraie nature finit toujours par ressortir tôt ou tard. L’anime fait ressortir ce message d’expression de soi en passant par ces gags.

Enfin, cette série animée reste une valeur sûre quant au visuel. En effet, la production a été considérée par les doubleurs des personnages principaux comme exemplaire, tant elle était avancée durant le doublage. Ce n’est certes rien d’exceptionnel en comparaison à d’autres animes de saison mais il garde un charme qui saura plaire aux amateurs de comédies chuunibyou.

Partant d’un début apparaissant simplement comme un pseudo-boys’ love qui ne développerait pas grand-chose, naît, The Cases Files of Jeweler Richard. Ce fut bien plus qu’un anime ne prenant parti, comme la plupart des animes visant le public boys’ love sans jamais oser aller au-delà de son postulat.

L’anime dispose d’un caractère épisodique qui développe des thèmes de manière émotionnelle. Ces histoires simples favorisent la relation fusionnelle entre Richard et Seigi qui sont presque vus comme des amants du point de vue d’autres personnes. Partant de ce caractère épisodique, une trame apparaît finalement. C’est là que l’anime, ne volant pourtant pas si haut et fonctionnant de par ses personnages, réussit à aller plus loin. Il va au bout de son idée en faisant des deux personnages principaux bien plus que ce que l’on aurait pu entrevoir sans pour autant faire nécessairement d’eux un couple. Ajouté à cela le fait qu’il parle de manière ouverte d’autres orientations sexuelles sans jamais y attribuer un quelconque caractère péjoratif ou nier tout simplement leur existence.

The cases files of Jeweler Richard est donc finalement un anime qui certes, bénéficie d’un visuel plutôt moyen voire à la limite du médiocre, mais parvient à aller au-delà de son attribut initial de pseudo-BL pour proposer des histoires émouvantes, une relation admirable et un grandissement de soi suite aux introspections faites. Le tout, en passant, bien évidemment comme son nom l’indique, par le langage des joyaux. Je ne peux que dire à quel point cet anime m’a surpris en s’améliorant au fil des épisodes, à un point que je ne l’aurais imaginé.

En raison qu’Haikyuu ait déjà une belle notoriété, j’ai préféré mettre en avant mes autres coups de coeur de la saison. 

En regardant le contenu des 12 derniers épisodes, on a de quoi friser l’évanouissement. Chihayafuru S3 continue l’exploit de nous éblouir devant des matchs de karuta. Sur les trois saisons confondues, je pense que cette douzaine d’épisodes était la plus intense qu’on est connue. Que cela soit avec les matchs de qualification, les finales pour le titre de Maître et Queen ou bien la coupe du Prince, les affrontements sont incroyables. Chihaya est en retrait sur les matchs et on se plait à suivre Harada, Suo, Shinobu et Irokuma.

Mais il ne faut pas oublier Taichi et Arata. Car au-delà du côté sportif, c’est une véritable compétition entre les deux qui s’ancre dans cette saison. La romance et le drama prennent une autre dimension, et je ne pensais pas que l’anime irait si loin. L’évolution des deux jeunes hommes dans cette saison est indescriptible sous peine de spoiler. L’animation et la mise en scène de cette saison sont suffisantes pour s’impliquer suffisamment dedans. Je ne saurai dire ce que j’ai le plus apprécié dans cette douzaine d’épisodes car tout était addictif. Regardez Chihayafuru si ce n’est pas encore fait. Il n’est jamais trop tard.

Chihayafuru S3 coup de coeur

In/Spectre nous plonge dans des enquêtes surnaturelles originales, bien écrites et denses. Le postulat d’expliquer rationnellement les légendes urbaines ou de donner des justifications à certains agissements mystérieux est singulier. Le casting est à mes yeux le meilleur de cette saison avec énormément de caractère et de douceur. Même si l’anime aborde des phénomènes graves, le ton est toujours léger, comique et avec plein de moments de tendresse entre Kuro et Kotoko. J’affectionne particulièrement la bande-son dans cet anime. Malgré une longueur qui peut incontestablement peser sur notre capacité à rester accrocher à l’œuvre, In/spectre évolue de manière très agile dans un tempo toujours lent et posé. 

L’anime est bien animé avec un réalisme appréciable et une physique du sang marquante. La réalisation est soignée et cet anime m’aura convaincu dès son épisode 1 puis passionné chaque semaine avec l’affaire Karin Nanase, qui n’a je pense aucun semblable en matière de policier/mystère dans l’animation japonaise. Une œuvre que je recommande chaudement pour les personnes recherchant une œuvre bien écrite et subtile.

In Spectre anime coup de coeur

Par sa seule évocation, je vais être catégorisé en peluche perverse. Si on m’avait dit un jour que je verrai en simulcast une telle œuvre, j’aurai rigolé et crû que c’était une blague. Ishuzoku Reviewers propose de suivre une bande de potes fréquentant des bordels locaux dans un univers de fantaisie avec autant d’espèces de filles différentes qu’ils peuvent trouver. L’anime emploie un comique salace qui fait mouche. La grande majorité des blagues sont étonnamment intelligentes et ne se contentent pas de recourir à une obscénité de base ou à des punch lines louches à chaque fois. C’est original et subtilement bien pensé aussi bien dans les gags que dans la proposition de critiquer leur expérience sexuelle avec de jolies demoiselles.

L’auteur joue clairement avec de nombreux thèmes et fantasmes, et le studio Passione lui propose un cadre très joli et bien animé. La réalisation est intéressante à plusieurs reprises et l’érotisme de chaque scène est retransmise d’une matière épatante. Attention tout de même, l’anime comporte énormément de scènes sexuelles assez hard et ne se destine pas à n’importe quel public. Je vais aggraver mon cas, mais je ne suis pas contre une suite à cet anime…

Interspecies Reviewers fun

L’ESTHÉTIQUE VISUELLE CHÉRIE

Dorohedoro – Yûichiro Hayashi et son équipe nous offre une adaptation fantastique d’un titre que l’on pensait impossible à être correctement porté sur nos écrans. Le compromis entre 2D et 3D s’intègre étonnant bien avec ces monstrueux backgrounds pris en charge par Kimura Shinji, directeur artistique de renom ayant œuvré sur des titres cultes tels que Akira. Il donne vie à l’univers lugubre et fantaisiste d’Hayashida Q avec un détail effarant qu’il est rarement possible de voir sur un animé diffusé à la télé et en étant rejoint par des modèles 3D qui sans être parfaits dans leurs animations à cause de la morphologie de certains personnage (Noi ou Caïman par exemple), se fondent naturellement avec les décors. Mappa qui n’arrive pas souvent à garder une qualité constante sur ses séries, réalise ici l’inimaginable et pourrait amener à servir d’autres titres vus comme inadaptables.

Dorohedoro – Alors que Dorohedoro a opté côté animation pour un choix discutable de CGI, qu’en est-il donc de la direction artistique ? C’est pour moi, l’anime de saison pouvant le plus s’enorgueillir de sa direction artistique.

Celle-ci présente durant toute la durée de diffusion une atmosphère enivrante, ensorcelante, vulgaire ou encore précaire. L’œuvre ne pouvait pas espérer un meilleur rendu sur ce point. Les colorations sont appliquées avec précaution, l’infrastructure des lieux est réfléchie et poussée au mieux. C’est une œuvre visuelle utilisant au mieux cette définition. L’anime a beau présenté un caractère constamment violent, la beauté sidérale des dessins, selon les contextes, favorise grandement à faire ressentir réellement ce qu’il s’y passe. Ces détails soignés font ainsi preuve de plusieurs plans rapides tout au long de l’anime de sorte à transporter le spectateur dans cet univers si spécial.

Si cette direction artistique réussit à plaire de par son caractère recherché et artistique, elle est tout autant bonne sur un autre point : le contraste avec la CGI des personnages ne se fait pas ressentir. J’irais même plus loin, cette animation initialement troublante est sublimée par cette direction artistique si forte. Les couleurs du fond, l’aspect tâché par moment, sont en harmonie avec les personnages. Les mouvements semblent faire partie eux aussi de cette palette artistique et les deux se complètent merveilleusement pour former un tout, sans que l’un ne nuise à l’autre ou lui soit inférieur.

Cet aspect déjanté et excentrique de Dorohedoro a beau passer par son histoire et ses personnages mais, sans une direction artistique aussi travaillée, l’anime n’aurait certainement pas pu donner un rendu aussi excellent. Le travail de Kimura Shinji (Amer Béton, Les enfants de la mer) est à encenser et ce dernier réussit à garder un style personnel sans entrer dans une redite.

Hanako-Kun – Hanako-kun est de loin celui qui m’a le plus marqué au niveau de son esthétique visuel. Il est fidèle à l’effet voulu dans le manga, effet qui m’a tout de suite plu dans son support original. Ça donne un aspect assez rustique, surtout au niveau des décors. Il y a aussi une notion d’intermittences BD/case manga qui offre des alternatives intéressantes pour exploiter davantage ce que veut retranscrire les dites scènes. Surtout que l’effet BD/case est souvent utilisé pour un but humoristique. Une bonne palette de couleur est employée, des vives pour les passages détentes/hilarants et des ternes/sombres pour ceux sérieux/stressant. Mais surtout, les personnages sont expressifs et le trait accentue ce qu’ils veulent renvoyer, surtout au niveau d’Hanako. Hanako est un personnage complexe qui peut passer d’un visage joyeux à une expression de détresse marquante. Le tout réunit forme ainsi un bon compromis pour cette magnifique licence.

ACCA: 13-ku Kansatsu-ka – Regards – En plus de toujours bénéficier d’une délicatesse dans son animation travaillée, l’OVA de 47 minutes de ACCA rappelle à quel point le travail artistique sur l’anime est remarquable.

La directrice artistique Seiko Yoshioka est un acteur important dans la réalisation de cet épisode. Le projet est toujours exigeant et singulier des autres animes par sa diversité d’arrière-plans. Ces derniers ne sont pas vraiment denses ni détaillés mais ils sont doux et stylisés. L’anime compose toujours avec une palette de couleurs importantes, diffuses et douces. Les flash-backs de chacun des ex-membres du Conseil sont composés autour d’une seule teinte de couleur, contrastant ainsi joliment avec le présent. Ainsi, les character-design si singuliers de ACCA, les couleurs et les arrière-plans se mélangent parfaitement et donnent un rendu très agréable. Je ne peux qu’être sous le charme de la direction artistique et du rendu visuel de cet épisode concluant la série de 2017.

L'ANIMATION BIEN-AIMÉE

Keep your Hands Off Eizouken – La lettre d’amour sur l’animation d’Owara Sumito couplée au Science Saru de Masaaki Yuasa et Eunyoung Choi est une des plus belles combinaisons que l’on puisse avoir. En plus d’avoir un sujet parlant à tout fan d’animation, l’animé ne lésine pas moins sur sa forme avec la présence d’une tonne de talent qui profite du style cartoonesque de l’autrice leur permettant d’apporter un bon degrés de réalisme dans le body language tant sur les gestuelles basiques du corps (marcher, s’asseoir…) que sur les processus d’animation donnant une perspective unique à leurs caractérisation, tout cela en gardant une allure farfelu sur les scènes comiques et enfin exploser lors des phases imaginaires de nos héroïnes avec une mise en scène qui déborde de créativité. Douze épisodes transpirant l’admiration que l’on porte à ce domaine et qui fait sans l’ombre d’un doute, office d’excellent moteur pour les créateurs en tout genre

Asteroid in Love – Doga Kobo nous présente avec cet anime une merveille visuelle. Leurs animes sont toujours décents visuellement et sont des valeurs sûres pour les adorateurs de moe mais celui-là m’a étonné sur la plupart des points. Il bénéficie d’une animation particulièrement brillante sur certains points.

Elle n’est certes pas orientée sur du démonstratif épic, vu son caractère slice of life mais, à la manière d’un anime de Kyoto Animation, porte un point d’honneur à mettre en scène de manière fascinante les scènes les plus anecdotiques. Cela peut passer par une animation saccadée due à un débit d’images faible.

Ce genre de scènes réussit par leur simplicité à montrer directement le rapprochement des personnages tout en rendant l’animation marquante. L’animation est orientée sur l’expressivité des personnages en passant par leurs réactions les plus banales. Un point d’honneur est marqué sur le fait de faire des scènes dégageant le plus de charme possible. C’est de loin l’animation la plus adorable de la saison de mon point de vue, de par les mouvements subtils des personnages quand ils rayonnent de joie.

De par tous ces éléments, l’animation de cet anime m’a conquis et je ne peux que le recommander. Même si ce n’est pas une production grandiose, elle n’a rien à envier à d’autres animes tels qu’Eizouken.

Fate/Grand Order Babylonia – Fate/Grand Order Babylonia a eu droit à une bonne adaptation dans son ensemble. Que ce soit les passages calmes ou dantesques, le tout était bien retranscrit avec une bonne alternance entre 2D/3D qui se fondait bien avec le background. J’ai eu un peu de mal avec les passages 3D en général, mais le rendu des gros antagonistes était satisfaisant. Une grosse réussite pour les combats qui mettaient en avant beaucoup d’effets spéciaux et des animations réalisées avec un soin évident et une vision propre aux animateurs ce qui les rendaient vraiment plus palpitants et uniques.

Haikyuu !! To the Top – Même après plusieurs saisons, Haikyuu demeure l’une des productions sportives les mieux animées. On ressent toujours cette volonté de conserver le réalisme des postures, mouvements et coups sur le terrain (ou en dehors) avec une gestuelle délicate et traditionnelle. Et à l’inverse, l’adaptation se lâche totalement sur plusieurs séquences avec une exagération et une déformation des mouvements. La variation des plans permet de montrer une diversité d’animations originales et sans limite. Les impacts au sol avec la plante des pieds ou bien avec le ballon transmettent une puissance incomparable. Les smears prononcés semblent être maintenant indissociables de cette saison vu le nombre de séquences où ils sont utilisés. Il y a de quoi être exalté avec cette animation même si on se doute que le second cour sera probablement encore plus impressionnant sur l’animation et que Haikyuu reviendra ainsi candidater au titre d’animation préférée en été 2020.

LE FINAL FAVORI

Attention risque de spoil, voici les animes choisis par chacun :

  • AbdoulxGunners : Boku no Hero Academia S4
  • Antony : Gegege no Kitaro
  • Uzuchi : In/Spectre
  • Moja : Boku no Hero Academia S4

Boku no Hero Academia S4 – Cette saison 4 aura partagé autant sur son scénario que sur sa direction mais a le luxe de nous offrir l’épisode le plus incroyable de la série avec un personnage que personne n’aurait imaginé aimer. La conclusion de la série met en avant Endeavor, fraîchement devenu numéro 1 toujours en proie à la rédemption faisant face à un nouveau Brainless au nom de High End. Le Studio Bones lâche ses talents dans ce combat de grande envergure qui réunit tout ce quand aime dans la série avec une musique placée, une animation qui déborde de puissance et le plan émotionnel aussi fort voire plus que les combats phare de la saison actuelle et des précédentes. Avec une telle harmonie, rester de marbre devant cet épisode serait tout bonnement criminel.

 

Gegege no Kitaro – Après 2 longues années, j’ai le grand regret de voir Gegege no Kitaro se finir. Néanmoins, ce fut certainement un très bon final sous tous les angles. Il aurait bien pu se terminer longtemps avant et avoir la moitié de ses épisodes actuels. Mais à mon sens, cela n’enlève en rien le caractère poignant qu’a pu avoir cet épisode final et arc final en lui-même. Dans une société où les yokais et les humains se rejettent mutuellement, on peut enfin voir le désarroi, le désespoir, la colère, la tristesse, la fatigue que Kitaro ressent face à cette situation. L’œuvre a toujours su montrer les choses crues comme elles devraient l’être, quitte à avoir des épisodes avec des « bad end » et cette partie de l’épisode sur Kitaro a su exprimer parfaitement cette partie de la série.

Pour autant, ce n’est pas que ça, Gegege no Kitaro. Il s’agit aussi d’une série se voulant motivante et voulant pousser son public à chercher le bon côté des choses malgré les diverses difficultés. Qu’y-a-t-il de mieux pour exprimer cela que mettre les personnages principaux dans une situation similaire ? Les derniers instants de l’anime furent mélancoliques et montrèrent que les changements mineurs ne sont qu’oubliés, face à l’avancée du temps. Malgré ce côté, cela n’empêche pas certaines choses et personnes de changer et d’être marquées à jamais. Gegege no Kitaro nous quitte donc sur une note heureuse et univoque en mettant en évidence cette attitude.

In/Spectre – Pourquoi le final d’In/Spectre ? 

Car il finit sur une déclaration magnifique de Kuro envers Kotoko. Quand on connaît le personnage de Kuro et son comportement vis à vis de Kotoko, c’était la plus belle chose qu’il pouvait lui dire pour exprimer ses sentiments à son égard. Surtout en exploitant une histoire avec une connotation foireuse de base comme l’a rappelé Kotoko (Lien du moment).

Boku no Hero Academia S4 – Parmi les animes que je regarde, c’est bien le seul qui s’est démarqué sur ce point. Il faut dire qu’après un arc relativement inintéressant à mes yeux, cet épisode final de saison contraste drastiquement avec le reste et fait grandement plaisir. En plus d’un combat stratosphérique qui m’a fait vibrer, je retiendrai le fait qu’on est passé d’une vision d’un Endeavor détestable à un personnage appréciable en quelques épisodes. Cet affrontement comprenait de nombreux enjeux et de le mettre en scène au milieu de la population a donné encore plus d’éclat à l’exploit d’Endeavor. Aussi bien au niveau du rendu que du fond, cet épisode est impeccable et mérite clairement la place de Number One.

Boku no Hero Academia S4 end

MOT DE LA FIN

J’espère que le nouveau format de l’article vous aura plu. 

Pour cette saison et probablement les suivantes, l’équipe a décidé de mettre plus en avant l’aspect technique avec le visuel et l’animation, qui sont selon nous deux aspects importants de l’animation japonaise et qui donnent un cachet particulier à ce divertissement. 

Je remercie encore une fois Uzuchi, Antony et AbdoulXGunners pour leur contribution. Grâce à eux, l’article revêt encore de jolies couleurs et un caractère fort appréciable.

Cet article clôt ainsi définitivement la saison d’hiver 2020. On se donne rendez-vous dans trois mois pour un article qui devrait probablement conserver la même décomposition. Bonne journée et bonne saison de printemps !

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