Bilan Hiver 2020 de l’Equipe #1 – Les 5 « Meilleurs » Nouveaux Animes

Bonjour à tous, j’ai le plaisir de proposer pour la seconde fois sur le site un bilan saisonnier mettant en avant 5 nouveaux animes. On ne change pas une équipe qui marche, pour l’occasion, j’ai le plaisir d’être toujours accompagné par Antony, AbdoulXGunners et Uzuchi.

Je rappelle le concept : chacun a élu les 5 nouveaux animes de la saison qui selon lui sont les meilleurs de la saison. Les sélections ont ensuite été regroupées pour en faire ressortir 5, après concertation. Ce bilan reflète uniquement le choix de ses membres et non pas une vérité absolue quelconque.

Un second article collectif arrivera la semaine prochaine, où cette fois-ci, chacun aura davantage de liberté pour s’exprimer sur ses coup de cœur de la saison (Animes, Animation, DA et Episode final). Sans plus de commentaires, je vous laisse découvrir les cinq fameuses nouveautés d’Hiver 2020.

Keep Your Hands Off Eizouken!

Midori Asakura est en première année de lycée et elle adore tellement l’animation qu’elle conceptualise tout ce qui l’entoure en dessin animé. Bien qu’elle dessine constamment sur son carnet de croquis, elle n’a jamais osé créer un animé, insistant sur le fait qu’elle ne pourrait s’en charger seule.

Le monde de l’animation a déjà réalisé des séries portant elles-mêmes sur le sujet, telles que Shirobako qui présente cela pour centre de l’intrigue, mais aussi Paranoia Agent dont l’un des épisodes traite de ce thème. Keep your hands off Eizouken! entre aussi dans cette catégorie d’animes.

Chaque épisode, de par son dynamisme est un appel à l’imagination et à l’amour de l’animation. Contrairement aux titres cités plus hauts, Eizouken se propose d’étudier la création d’animes d’un point de vue créatif plutôt qu’industriel. Dans une industrie où les animateurs et autres membres techniques du staff ne reçoivent que peu de crédit, à travers cette série animée, nous pouvons découvrir et redécouvrir l’animation sous divers visages.
La mise en scène de l’anime joue justement sur ce point en emmenant le spectateur dans un univers imagé et agité, en perpétuel changement, durant les moments de réflexion ou encore d’introspection des personnages. De même, la direction artistique est forte, déjantée et libre. L’infrastructure des décors est imaginative et complète le dynamisme perpétuel dont fait preuve l’œuvre.

En définitive, Keep your hands off Eizouken!, de par ses multiples références et son honnêteté vis-à-vis de son sujet réussit à captiver et faire rêver, outre son aspect instructeur.

Interspecies Reviewers

Dans un monde typique de fantasy, on suit un groupe d’aventuriers qui entre deux missions font quelques tours dans les quartiers rouges regroupant différentes ethnies et faire ainsi de leur cabriole des reviews.

Un anime totalement axé sur le sexe avec des allures de hentai bien grossier réunissant une tonne de fétiche d’isekai tout en restant drôle et intelligent ? Voilà le tour de force que réussi le studio Passione sur cette adaptation du manga de Amahara (scénario) et Masha (dessin).  On a là un univers très crédible sur sa gestion politique et économique entretenue avec les différentes espèces qui prend réellement tout son galon au travers des reviews qui se montrent censées et uniques grâce à la diversité de son cast masculin. Les reviews font ressortir à l’extrême les particularités des monsters girls en gardant toujours un aspect sexe-positive même avec les mauvaises notes de nos protagonistes.

Une forme de bonne facture participe grandement à l’immersion et renforce l’aspect fun de l’œuvre avec des seiyûs à fond dans leur rôle. Mais aussi surtout l’audace du staff pousse l’érotisme au maximum en montrant les ébats torrides et autres moments déjantés sans aucun filtre contrairement au support original qui se veut plus convenu.

Malgré son enveloppe à faire jaser et en dégoûter plus d’un, avoir une œuvre qui appréhende un topique « tabou » aussi ouvertement d’une manière comique et bien écrite fait grandement plaisir à voir. Si vous cherchez un ecchi pour bien rigoler, un hentai qui raconte quelque chose d’intéressant ou tout simplement une envie de découvrir un titre qui sort des sentiers battus, les avis de ces lascars n’attendent que vous.

Toilet-bound Hanako-kun

Jibaku shōnen Hanako-kun (ou Toilet-bund Hanako-kun) est une adaptation anime en 12 épisodes du manga du même nom actuellement en cours au Japon. Il est aussi disponible en physique du côté anglais depuis quelques mois.

L’histoire commence avec le personnage féminin Yashiro qui veut à tout prix un petit ami. Son école étant réputé pour ses histoires paranormales dont les 7 mystères, elle va dans les toilettes des filles pour invoquer l’esprit du 7ème mystère. Cet esprit se nomme Hanako et il est connu pour exaucer un vœu en échange d’une contrepartie. Suite à cette rencontre, nous allons être emmenés dans tout un tas d’histoires.

La première chose marquante avec cette franchise, c’est la patte graphique. Elle change de d’habitude mais je la trouve magnifique et elle retranscrit parfaitement l’univers. Tant en manga que pour cette adaptation, c’est un véritable régal pour les yeux. Pour ce qui est de l’OST, je n’ai rien à redire dessus. 

Concernant l’histoire, on démarre comme d’habitude par une mise en bouche de l’univers afin de connaître un peu plus les personnages qui composeront le casting principal, mettre en avant les problèmes en lien avec les 7 mystères ou liés au paranormal pour ensuite faire surgir la probable trame principale. On a un bon équilibre entre les passages d’action, ceux sérieux mais aussi les séquences humoristiques. En ce qui concerne les personnages, je suis totalement sous le charme d’Hanako. Celui-ci bénéfice du seiyuu idéal aka Megumi Ogata (pour les fans de Danganronpa, seiyuu de Komaeda/Naegi). Cette voix lui va à merveille et retransmet parfaitement les caractéristiques spécifiques à Hanako. Il sait se montrer joyeux, taquin tout en ayant une grosse part de mystère mais aussi de tristesse et mal-être dans certaines occasions. Yashiro est mignonne, quelque peu mièvre et idiote sur les bords mais c’est ce qui rend le personnage intéressant. Le running gag sur ses jambes est fun tout comme ses interactions avec Hanako qui sont de loin les meilleures. Ko rajoute encore de l’énergie à ce trio, en plus de faire partie d’une famille d’exorcistes. Il nous fait bien rire, a de bons passages et le trio ne serait pas le même sans lui. Les autres mystères sont tout aussi intéressants, dont un en particulier que je ne spoilerai pas ici. C’est un plaisir de les voir évoluer dans cet univers.

            Un anime voire même une franchise que je recommande. C’est purement et simplement mon anime préféré de la saison. Je me suis jetée sur le manga vers l’épisode 02 vu comme ça m’avait emballé. J’espère que l’anime aura le même effet sur vous, clairement une franchise qu’il ne faut pas laisser de côté !

ID: INVADED

Auparavant, Sakaido était un détective privé de grande renommée. Cependant, pour diverses raisons, il se retrouve en prison. Depuis ce jour, il aide la police à retrouver des personnes ayant commis des crimes odieux à l’aide d’un système lui permettant d’infiltrer l’inconscient d’un criminel généré à partir de leur envie de tuer. Dans l’ombre de brutales et énigmatiques affaires rôde John Walker, un tueur en série particulièrement dangereux. Où sa traque emmènera-t-elle les enquêteurs ?

ID:Invaded est une production originale réalisée par Ei Aoki (Aldnoah.Zero, Re:Creators), scénarisée par Outarou Maijou et confiée au studio NAZ.

Ce thriller policier de science-fiction revisite la manière d’aborder les enquêtes grâce à la thèse du puits qui permet de sonder l’inconscient des meurtriers. L’anime embarque le public dans un plongeon intense où l’inconscient et la réalité sont entremêlés. Dès le départ, l’anime introduit ses propres nouvelles technologies et peut sembler complexe. Une succession d’enquêtes criminelles vont progressivement amener les inspecteurs à en découvrir plus sur le passé de Sakaido et sur l’identité de John Walker, un mystérieux antagoniste, qui semble lié à chaque affaire.

Devenant plus frénétique, profond et complexe par la suite, l’anime, toujours porté par un Sakaido charismatique (avec Kenjirou Tsuda en seiyuu) et un casting de qualité, se focalise pleinement sur l’intrigue principale et conserve du suspense jusqu’au dernier instant. L’anime est bien rythmé et profite d’une production sans inflexion de qualité. Le studio NAZ accompagné d’un staff solide livre à ce jour sa meilleure performance en terme d’anime. Cette production originale se conclut avec une bonne fin, qui laisse éventuellement une ouverture pour une suite tout en proposant une oeuvre qui se suffit à elle-même. Nous ne pouvons ainsi que trop vous conseiller cette histoire efficace aussi inhabituelle que son aîné Re:Creators.

In/Spectre

Dans son enfance, Kotoko a été enlevée par des esprits pour devenir la « déesse de la sagesse ». Ces créatures surnaturelles l’ont transformée en un intermédiaire puissant entre le monde des esprits et celui des humains, mais ce pouvoir a eu un prix : un œil et une jambe ! Un jour, elle rencontre Kurô, un jeune homme au cœur brisé, qui semble avoir un étrange effet sur les esprits : ils sont terrifiés à sa simple vue ! Quel est le secret du jeune homme ? Va-t-il pouvoir prêter main-forte à Kotoko face aux esprits maléfiques et l’aider à préserver le monde des humains ?

Les genres surnaturel et mystère vont souvent de pair. Il en va de même pour In/Spectre dont l’intrigue relate la résolution de mystères liés aux yokais. Cependant, celle-ci se fait de manière quelque peu différente de la normale.

Plutôt qu’en se portant seulement sur la vérité derrière les énigmes, In/Spectre narre une histoire où la plupart des énigmes et mystères sont résolues par le mensonge. Il s’agit ici de suivre le processus de création d’une solution, à l’inverse de sa recherche attentive à l’aide de divers indices. Ainsi, de part un script favorisant des interactions et tirades énergiques, nous plongeons dans diverses histoires qui ont pour objectif de nous subjuguer et le réussissent pour la plupart à merveille. A ce titre, la narration est directe et détaillée.
Excepté cet aspect, In/Spectre est aussi une romance qui réussit à convaincre. Le rythme de l’œuvre est maîtrisé et favorise cette évolution de relations des personnages de manière crédible sans entrer dans le niais mais plutôt dans des propos et blagues plus salaces qu’on ne l’aurait cru.
Du point de vue visuel, il s’agit de l’une des productions les plus solides de la saison. Elle ne brille pas spécialement mais bénéficie d’une constance remarquable. L’animation des scènes d’action présente de nombreuses belles fulgurances, sans entrer dans un stylisme excessif.

In/Spectre se présente donc comme l’une des surprises de la saison de par son procédé singulier et son écriture efficace.

Mot de la fin

Tout d’abord en toute transparence, je vous transmets les votes de chacun :

  • Uzuchi : Hanako-kun / ID Invaded / In/Spectre / Pet / Somali
  • Antony : Dorohedoro / Eizouken / Uchitama / In/Spectre / A destructive god sits next to me
  • AbdoulXGunners : Interspecies reviewers / Drifting Dragons / Je la vois déjà en haut / ID Invaded / Eizouken
  • Moja : Eizouken / ID Invaded / Interspecies reviewers / In/Spectre / Hanako

Comparé à la saison dernière, les résultats sont plus serrés. On notera que d’autres animes auraient tout à fait mérités leur place comme le touchant Somali, le très bon et malgré tout absent Bofuri, ou l’insolite Dorohedoro dont sa diffusion sur Netflix l’a désavantagé dans ce classement du fait que plusieurs membres ne l’ont pas encore vu.

J’espère que cet article vous a plu. Je remercie encore une fois Uzuchi, Antony et AbdoulXGunners. Je rappelle qu’un second article Bilan Automne 2019 de l’Equipe arrivera la semaine prochaine où chaque membre parlera de manière beaucoup plus libre et personnelle de ses coups de coeur sur l’ensemble de cette saison. Je vous dis donc à la prochaine.

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