Premières Impressions – Mushoku Tensei

Avis de l'équipe

Synopsis :

« Ici, je vais me transcender ! » Un anonyme de 34 ans, célibataire endurci, reclus et au chômage se fait écraser par un camion peu après avoir été chassé de la maison familiale. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’il se réveilla bébé dans un monde d’épées et de magie ! Rudeus, comme il s’appelait désormais, jura alors de réussir sa deuxième vie et de tirer un trait sur l’immonde déchet qu’il avait été 34 ans durant. Dès son jeune âge, il nouera de nombreux liens dans ce nouveau monde, notamment une solide amitié avec trois fillettes, avant de partir pour une aventure aussi palpitante que périlleuse. Une seconde chance lui a été accordée… et elle ne sera pas de tout repos !

Moja

Se perdre dans la nébuleuse des Isekai n’est pas sans risque tant les productions sont parfois mal construites ou des plus standards. Est-ce si compliqué de donner envie, attirer le public grâce à un univers bien introduit tout en proposant un casting plaisant à suivre ? Je dirai oui mais heureusement certaines œuvres comme Mushoku Tensei arrivent toujours à nous subjuguer en un seul épisode.

En matière d’intrigue principale, on ne pourra malheureusement rien commenter. Un trentenaire se réincarne dans un univers fantastique au sein d’une petite famille vivant au milieu des champs.

Mushoku Tensei propose de fait un épisode sur la retenue en matière d’action. L’intérêt est de découvrir tranquillement les premières impressions et pas de ce personnage. Ce monde actuel se cantonne actuellement au paysage que le protagoniste voit au travers de sa fenêtre et de son jardin. La progression est très confortable. L’entrebâillement part de la découverte de ses parents jusqu’à celle de la magie. Le récit est maitrisé, le personnage principal partage de manière intime et pertinente ses découvertes, ses questionnements et remarques. Je suis un immuable passionné de ces immersions posées et bien agencées.

Le casting limité actuellement à cinq visages m’a fortement plu. Les parents sont drôles et attendrissants. Bien que jeunes, une chaleur humaine et familiale les enveloppe et se transmet au spectateur. Roxy est actuellement agréable à suivre avec un petit tempérament critique sans perdre le charme et l’innocence d’une fille d’une douzaine d’années. Enfin le plus important le protagoniste. Actuellement ces remarques restent gentiment perverses et m’ont toute fait rire. Sachant que c’est un homme de trente ans dans ce petit corps, plusieurs de ces remarques font impact direct comme le moment où sa mère croit qu’il s’est fait dessus et qu’en réponse il a envie de chouiner. Ou bien quand ces parents copulent, je n’ai pu m’empêcher de rigoler, il aurait rajouté une petite remarque, je l’aurai bien accueilli. Tout dépend de notre tolérance mais ce premier épisode reste pondéré, ce qui ne sera peut-être pas le cas de la suite si on se fie aux lecteurs de l’œuvre originale.

Tout en partageant les réflexions du protagoniste, ce premier épisode introduit énormément de plans variés sur la demeure familiale. Grâce à un récit maîtrisé, un casting de bonne facture donnant de l’âme et du sourire à cette production puis un storyboard ingénieux, ce premier épisode est une réussite à mes yeux.

Concernant la production, excepté l’horrible charrette en 3D, c’est une perle. Les effets sont magnifiques. Beaucoup de soin est apporté à l’animation de détails et aux expressions. La patte graphique est étonnante avec aucun semblable. La DA est bien assortie aux chara-design en privilégiant un aspect rugueux et confondu plus qu’avec un trait précis. En d’autres termes, l’anime est techniquement épatant.

Il serait futile d’en dire plus pour un article premières impressions, ce premier épisode mérite amplement mes louanges.

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