Premières Impressions – So I’m a Spider, So What ?

Avis de l'équipe

Synopsis :

Une lycéenne ordinaire se réveille dans un donjon où elle a été transformée en araignée ! Elle va vite apprendre que, pour survivre, il n’y a pas de règles…

Cette saison hivernale est riche en un certain genre d’animes. Il s’agirait bien évidemment du genre « isekai » ! Aussi bien en termes de suite que de nouveauté, on en trouve pléthore. Il devient donc plus difficile pour chacun d’entre eux de se démarquer, aussi bien par rapport à leur production que leur histoire. Dans cette saison si bien remplie, nous retrouvons « So I’m a Spider, So what ? » où une classe entière se retrouve réincarnée dans un monde fantaisiste à la suite d’une explosion inexpliquée ayant causé leur mort.

Tout comme dans « Moi quand je me réincarne en Slime », So I’m a Spider, So what ? part sur un monde avec une mécanique basée sur des jeux fantasy et un personnage principal réincarné en une chose loufoque, ici, une araignée.
Néanmoins, dans ces deux premiers épisodes, l’on remarque bien vite les différences qui font le charme de Spidey. L’œuvre se présente dans un premier temps comme une aventure emplie de comédie. Cela passe en particulier par la personnalité de Kumo, la protagoniste. Sans passer à la joie d’être réincarnée ou un apprentissage sain du fonctionnement de ce monde, Spidey fait surtout preuve d’un anime fantasy survivaliste. Les monologues intenses et auto dérisoires parviennent à partager une atmosphère comique à une histoire qui aurait pu facilement tomber dans les travers de plusieurs autres isekai misant tout sur un univers soi-disant sombre. Si l’aventure de Rimuru dans Slime est relativement légère et bon enfant, Spidey, lui se veut plus porter sur sa trame, et ne lésine pas dans les moyens pour faire douiller sa protagoniste.
L’aspect survivaliste mis à part, So I’m a Spider, So what ? intrigue dès son premier épisode par sa division claire et précise des deux fils de l’intrigue. La partie principale est sur l’aventure survivaliste de Kumo, tandis que la seconde partie est sur les humains, en particulier deux autres réincarnés.

En tant que lecteur du light novel, je peux confirmer qu’une corrélation intéressante a lieu entre ces deux parties, et l’anime réussit avec brio à la mettre en avant tout en y ajoutant une valeur comique non négligeable. Les personnages réincarnés apparaissent déjà comme jouant un rôle clé dans ce nouveau monde.

Je ne puis m’attarder plus sur le scénario sans risque de trop en dire, mais, ce début a fait un travail suffisamment conséquent pour intriguer quant à l’évolution de la trame et les raisons éventuelles de leur réincarnation dans ce monde mystérieux.

Ces aspects mis à part, les épisodes souffrent malheureusement d’un rythme quelque peu essoufflé sur les parties survivalistes avec la protagoniste Kumo. Néanmoins, c’est rapidement corrigé par le jeu impressionnant de sa doubleuse, Aoi Yuuki. Kumo n’ayant droit qu’à des monologues extrêmement longs, la performance d’Aoi Yuuki ne peut que mieux en ressortir et briller quand sa voix et son jeu appuient encore plus le comique des scènes. Elle participe grandement à donner de la vie à Kumo et à la rendre rapidement attachante par son côté drôle. Aoi Yuuki interprète par ailleurs l’ending de l’anime qui est ridiculement hilarant et en concordance avec le personnage.

Enfin, le visuel est l’un des éléments me laissant le plus circonspect. La CGI est extrêmement présente dans l’anime pour la réalisation des monstres dans le labyrinthe où Kumo vit. Malgré quelques doutes initiaux quant à sa qualité, les deux premiers épisodes m’ont relativement convaincu vu que celle-ci est correcte, et parvient même dans certaines scènes (notamment celle du crapaud dansant, dans l’épisode 2) de donner un charme étonnant à l’œuvre. Pour autant, je garde mes réserves quant à sa pertinence dans les épisodes à venir.
Avec un contraste saisissant, les parties centrées sur les humains bénéficient d’une animation, coloration et mise en scène saisissante, avec une touche de character-acting plus qu’appréciable. Je n’étais de base, pas convaincu par le character-design adopté des personnages, mais le soin porté à la réalisation des scènes est notable.

En définitive, ces deux premiers épisodes furent bons et l’anime s’affirme comme une adaptation plutôt fidèle malgré un rythme plus rapide. So I’m a Spider, So What ? étant une œuvre misant le tout sur son fond et un grand nombre de rebondissements mis en place sur le long terme, ce début est convaincant et sur une bonne lancée !

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