Review – Deca-Dence Episode 03

En regardant ce troisième épisode, je remarque que je suis toujours autant emballé par le concept de l’anime mais plus perplexe sur la structure du récit et l’assemblage des divers éléments centraux de l’intrigue.

Deca-Dence 03 Natsume Fly

Comme moi, certains se sont peut-être posés la question à la fin de l’épisode 02 : n’aurait-il pas été plus pertinent de développer pendant plusieurs épisodes l’histoire de Deca-Dence du point de vue de Natsume sans révéler les secrets de ce monde, attendre un certain temps pour que cette routine s’ancre et que le public baisse la garde afin de briser d’un coup tous ses acquis. TRIGGER (et/ou Imaishi), désolé de le citer, à une époque le faisait magnifiquement bien. C’est un peu moins le cas maintenant vu que l’effet de surprise ne prend presque plus et se contente souvent d’un schéma répétitif. Or Deca-Dence partait sans ces attentes et a pour autant décidé de briser le mur dès le second épisode.

Pourquoi évoquer tout cela seulement maintenant ? Car le 3ème épisode poursuit cette œuvre et s’inscrit dans cette même optique. Kaburagi découvre le passé de Natsume et la raison de son anormalité au détour d’une simple vidéo en consommant quelques crédits. On apprend ainsi que sa puce a cessé de fonctionner à l’instant où son cœur a cessé de battre. Pareil pour les explications instituant Deca-dence et la manière de gouverner. Cette présentation des choses manque de parures, de rythme. On reste dans un descriptif simple et épuré. Ces éléments et bien d’autres auraient pu aboutir à divers rebondissements haut en couleur qui nous auraient marqué.

Cependant, l’anime n’opte pas pour cette voie. Il délaisse le récit d’une œuvre épique et versatile, pour adopter la structure d’une œuvre plus tranquille, descriptive et contemplative. L’une n’étant pas forcément plus mauvaise que l’autre. Chaque forme a ses particularités.

Deca-Dence 03 Pipe

On remarque qu’on est dans un récit ici bien plus centré autour de la relation Natsume/Kaburagi. En écartant toutes ces révélations et rebondissements sur l’univers et en les intégrant de manière naturelle sans grandiloquence, le récit écarte une partie des éléments qui pourraient faire de l’ombre au développement de la relation Natsume/Kaburagi.

Je ne sais pas si à terme une telle approche est préférable. Deca-Dence possède de magnifiques attributs mais ne les utilise peut-être pas de la façon optimale, c’est en tout cas ce que je voulais soulever comme questionnement durant cette troisième review. C’est à chacun de se faire une opinion sur le sujet. Je pense que cette direction est voulue et qu’elle permettra de donner toute sa splendeur à un élément cardinal qui surviendra en plein milieu de l’oeuvre que je ne préfère pas évoquer ici car bien trop hypothétique.

Oublions l’abstrait pour en revenir à l’épisode en lui-même.

La session d’entrainement était particulièrement plaisante à suivre. L’opposition de caractère entre le tempéré Kaburagi et l’expressive Natsume sans grande surprise marche vraiment bien. Je me plais à découvrir toujours plus de grimaces ou d’expressions peu communes de Natsume. On comprend mieux maintenant comment fonctionne cette gravité et le déroulé des combats. Enoncé que ce combat qui pose autant souci à Natsume, n’est en réalité qu’un simple tuto fait sourire sans casser l’immersion de cette séquence. En voyant certaines tournures de phrases, j’ai vraiment ce ressenti que les Gadolls sont le fruit des players comme supposé dans la précédente Review.

Avec ce second épisode, j’ai compris peut-être de travers, que les « players » sont les cyborgs créés antérieurement par les humains. Une entreprise fit l’acquisition d’une partie de la Terre et instaura un système de gouvernance et contrôle qui fonctionne aussi bien sur les robots que les humains. Il n’est pas dit expressément si cette entreprise provient de la Terre (entreprise robotique) ou bien extraterrestre. Il est fort possible que ces personnes tierces soient extérieures à la Terre. 

Quoi qu’il en soit on remarque une inversion de la position hiérarchique avec les robots placés, semble-t-il, dans une situation au-dessus du genre humain. Je développerai probablement cet aspect dans une prochaine review mais on constate que les humains qui de base se servaient des robots se retrouvent dans cet univers vus comme de simples PNJ et comme les jouets de ces mêmes « robots». Arrivez-vous enfin à comprendre la splendeur de cette œuvre ? Mais cette œuvre n’aborde pas uniquement cette notion. Elle critique une société de consommation accès sur le plaisir et l’égocentrisme de chacun, une société de surveillance et également une société éliminant les personnes jugées différentes des autres. Les droits et libertés de ce monde sont bafoués et d’autres critiques peuvent être faites. Tout cela est excitant à développer et j’aborderai ceci progressivement et tranquillement au fur et à mesure des reviews.

Comme supposé dans le second épisode, La Furie emploie un escadron de Tankers, exception à la règle confirmant le fait que les Tankers et Gears entretiennent très peu de relations entre eux si ce n’est aucune. Suivre l’histoire unique de Natsume et de Kaburagi, sortant de l’ordinaire dans ce monde, revêt de fait une toute autre saveur.

Deca-Dence Episode 03

Kaburagi commence également doucement à s’écarter des ordres assignés et à ne plus chasser les bugs se questionnant sur le bien-fondé des missions de Hugin. Les séquences se suivent avec une bande-son toujours aussi délectable et une fraicheur dont on ne se lasse pas.

En bref :

  • Après une discussion sérieuse, Kaburagi décide d’upgrader le bras de Natsume ;
  • On se prend d’affection pour Pipe. A-t-il plus d’importance qu’il ne le laisse paraitre ?
  • La fin se rapproche sans qu’on le remarque et le prochain épisode mettra en avant le premier véritable combat de Natsume sur le champ de bataille.

En conclusion

J’ai fait l’impasse sur pas mal de situations dans l’anime afin de me focaliser davantage sur certains points. Je suis impatient d’être à la semaine prochaine pour aborder une autre facette de cet anime. Plus j’analyse Deca-Dence, plus je me rends compte à quel point il y a une substance et une profondeur remarquable qu’il est difficile de saisir en un seul visionnage.

Sur ce merci encore d’avoir lu cette review, n’hésitez pas à aller lire les reviews de Re:Zero et Yahari qui, sans prétention, sont toutes aussi bonnes et ne se contentent pas d’un pur descriptif banal de l’épisode et apporte réellement une plus-value et un complément appréciable au visionnage.

L’anime est disponible sur la plateforme de simulcast Wakanim

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