Review & Premières Impressions – Great Pretender : Los Angeles Connection

Cette saison d’été 2020 a débuté plus tôt qu’à l’accoutumée. Nous le devons, encore une fois, à Netflix ! Ainsi, au tout début du mois de juin, le Netflix japonais a sorti les 5 premiers épisodes de l’anime et semble continuer sur cette lancée, en vue de sortir par lot d’arcs cette série. La diffusion TV au japon est prévue pour le 8 juillet.
Cet article sera le premier (et le seul spoiler-free) passant en revue ce premier arc et donnant les premières impressions sur la série.

Tout d’abord, il est intéressant de donner le contexte de création de Great Pretender. Le studio à son origine est Wit Studio. À son annonce, il était facile de déduire que les rumeurs selon lesquelles L’attaque des titans se sépareraient de ce dernier commençaient à être de plus en plus fondées. De plus, il s’agit d’une production originale et encore une fois, une série « originale » Netflix. Il est peut-être trop tôt pour l’affirmer mais cela pourrait bien être un tournant pour le studio.

Great Pretender tourne autour de Laurent et Abby, deux escroqueurs qui embarquent le japonais Edamura Makoto, escroc de faible envergure dans leur monde bien plus dangereux et épatant, où les escroqueries sont à une toute autre échelle.

Premières impressions ?

Après avoir vu la vidéo promotionnelle à sa sortie, j’attendais certainement beaucoup trop de cet anime. Cette dernière rayonnait d’un très grand esprit funky avec une direction artistique à la hauteur, pour une animation tout autant dans le même style. Pour ces raisons, j’avais peur d’être déçu, de par mes trop grandes espérances. Bien heureusement, ce ne fut absolument pas le cas !

Comme la vidéo promotionnelle le montrait, la direction artistique de l’anime (en outre, les décors) est tout simplement fabuleuse. Il s’agit clairement du premier point attirant l’attention au visionnage. Les couleurs sont appliquées librement et donnent un aspect des plus étonnants à l’œuvre de par leur tonalité forte, à chaque scène. C’est à se demander si ces dits décors, malgré leur définition, ne sont pas finalement au premier plan de chaque scène tant leur impact est majeur dans la mise en œuvre de l’atmosphère générale. Les dessins n’entrent pas dans un cadre réaliste et descriptif mais plutôt dans une optique d’imagerie avec un semblant d’esquisse et un crayonné remarquable. Le tout est tellement marquant et bien introduit dans l’œuvre que cela n’a pu que me combler en tout point. 

Outre l’aspect direction artistique, le second point de la forme de l’œuvre qui marque, c’est bien entendu la bande son. Nous retrouvons Yutaka Yumada, compositeur de Tokyo Ghoul et Vinland Saga. Ses compositions présentent ici un côté jazzy qui ne peut que coller à l’œuvre. L’opening nous donne directement le ton que prendra la série. Une mélodie présentant quelques aspects dissonants mais qui met bien en évidence le caractère chaotique et amusant. L’opening est d’ailleurs utilisé à de nombreuses reprises comme OST au sein des épisodes. J’invite donc à voir et écouter cet opening pour se faire dès à présent une idée sur l’anime.

L’ending est quant à lui signé Freddy Mercury, comme on pouvait le deviner au titre de l’anime. Vous pouvez retrouver ci-dessous une autre vidéo promotionnelle cette fois avec l’ending !

Le troisième point sur lequel j’aimerais me porter est le doublage. Le premier épisode présente plusieurs langues (dont quelques mots de français !) qui sont parlées… correctement. L’anglais avec accent du japonais est correct et compréhensible, tandis que des doubleurs spéciaux ont été pris pour assurer le bon parler des autres langues. Cela m’a réellement surpris et plu. Nous pouvons retrouver la voix envoûtante de Suwabe Junichi dans un rôle qui lui convient à la perfection.

Enfin, au niveau de l’histoire, l’anime enchaîne sur plusieurs rebondissements et fait des références subtiles et intéressantes (dont une à Breaking Bad, dans ce premier arc). Le premier épisode m’a fortement surpris sur plusieurs points. Un bon jeu entre le contexte (escroquerie) et surprise a été trouvé. Le tout, en gardant une bonne logique et avec une écriture correcte malgré un côté anarchique ci et là.

Passage en revue du premier arc

Cet anime centré sur les escroqueries commencent par une chose usuelle de la pègre : la drogue. L’objectif ici est de refourguer à un riche mafieux de la camelote contre des millions de dollars. La situation monte rapidement en crescendo à chaque épisode et réussit à se placer dans un contexte à moitié policier et comique.

Comme mentionné plus haut, l’anime a su user de ses thèmes pour donner du sens aux rebondissements. Ils donnent encore plus de valeur et force à la notion de « confidence man » mise en jeu dans ce premier arc. Cet arc a donc pour but de mettre le plus en valeur cette notion. Et cela se fait de manière efficace en trompant aussi le spectateur. Ce genre de procédé peut facilement devenir redondant pour cause de manque d’explication, mais le pousser le plus loin dans un tel but ne peut que faciliter le message passé et être un atout de l’œuvre. Cela est encore plus flagrant dans la mesure où le premier épisode est une suite assumée de situation rocambolesque.

Tout en passant par ces points, l’histoire se déroule en développant le personnage principal et donner ses raisons. Le tout, sans que cette partie soit en antagonisme avec la trame principale. Les deux s’assemblent nettement et se complètent, de sorte à donner une plus-value à cette escroquerie ayant prise des proportions plus grandes qu’ils ne s’y attendaient.

J’aimerais dire que ces 5 premiers épisodes étaient un sans-faute remarquable mais malheureusement, à mon grand regret, l’un des mauvais points à la surabondance de rebondissement, soit, la lassitude, semble faire son apparition à la fin de l’arc. Cela a certes beau rester dans le cadre de l’œuvre, j’ai commencé à trouver que c’était de trop, bien que l’histoire reste correcte et plaisante.

En définitive, ce premier arc est pour une grande partie très bien traité et mis en scène et réussit le pari de base de l’œuvre, qui est de tenir en haleine le spectateur. Cependant, l’on pourrait avoir peur que le pitch de base s’essouffle. Malgré tout, l’anime a fait preuve d’une remarquable constance durant toute cette première partie, tant d’un point de vue visuel que d’un point de vue scénaristique.

Mot de fin

Great Pretender s’annonce d’ores et déjà comme l’un des animes d’été, si ce n’est, l’anime d’été, à ne surtout pas rater. Il peut plaire tant, ceux à la recherche d’un simple divertissement que ceux voulant une œuvre avec une réelle identité. Encore indisponible légalement dans nos contrées, espérons malgré tout que Netflix France nous donnera éventuellement une date. L’animosité probable envers Wit ne peut que disparaître, dès le visionnage ! Nous verrons bien si sa continuation sera à la hauteur de ce début remarquable.

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